Municipales à Paris : le site Buzyn2020 renvoie vers celui d’Anne Hidalgo

L'équipe d'Agnès Buzyn ne peut pas pour l'instant utiliser le nom de domaine buzyn2020.fr, qui renvoie vers le site de campagne d'Anne Hidalgo.

Erreur ou action malveillante ? Alors qu’Agnès Buzyn se lance au pas de course dans la campagne pour la mairie de Paris, Ambre Tosunoglu, reporter de l’AFP, remarque dans un tweet que le site buzyn2020.fr renvoie vers celui de sa concurrente, la maire sortante Anne Hidalgo.

Contacté par l’AFP, Jean-Louis Missika, co-directeur de campagne d’Anne Hidalgo, assure que « ça ne vient pas de chez (nous) ».

Toujours sur Twitter, la journaliste indique que l’équipe de campagne de Cédric Villani, candidat dissident ex-LREM, lui a écrit « on a une veille efficace » sans en dire plus.

Pour l’heure, l’identité du plaisantin reste un mystère. Mais il y a de fortes chances pour que l’achat de ce nom de domaine dès de l’annonce de la candidature d’Agnès Buzyn a pour but d’empêcher son équipe de l’utiliser et, ainsi, déstabiliser le début de campagne de l’ancienne ministre qui a repris la candidature La République en Marche dimanche 16 février, à un mois du scrutin.

D’ici là, l’équipe de campagne de l’ancienne ministre va devoir s’atteler à quelques réglages. En début d’après-midi, le compte Twitter de la candidate la présentait toujours comme « ministre des Solidarités et de la Santé », quelques heures après sa passation de pouvoir.

Pour ce qui est du site de campagne, la page créée l’année dernière pour la campagne de Benjamin Griveaux, ensemble.paris, indique toujours le nom et le programme de l’ancien candidat.

Médecin en campagne

Agnès Buzyn s’est pourtant lancée dès l’annonce de sa candidature dans une campagne express : elle était dimanche soir dans un café du centre de Paris avec les militants et les responsables LREM sous l’oeil des photographes et des caméras. Puis, dès lundi matin, elle a réaffirmé son « envie » de gagner Paris. « L’avenir de Paris me tient à cœur et je serai au rendez-vous », a martelé Agnès Buzyn, très émue, lors de sa passation de pouvoir, au ministère de la Santé.

L’ancienne médecin a repris, en urgence, une campagne mal en point. Benjamin Griveaux, son prédécesseur dans la course à la mairie de Paris, était déjà mal engagé dans les sondages lorsque la diffusion de vidéos intimes l’ont poussé à abandonner.

L’opération s’annonce difficile pour Agnès Buzyn, déjà ciblée par ses opposants dans toutes les matinales. Cet abandon de poste montre que l’intérêt de LREM prime sur l’intérêt national, c’est une grave faute politique », a critiqué Emmanuel Grégoire, premier adjoint d’Anne Hidalgo. « Cette campagne mérite de faire de Paris un choix qui ne soit ni subi ni imposé », a réagi Nelly Garnier, directrice de campagne de Rachida Dati.