Tempête Dennis : un TGV met 15 heures pour faire Nantes-Paris

Les 750 passagers du TGV sont partis dimanche après-midi de Nantes pour arriver lundi matin à la gare Montparnasse, à Paris. La tempête Dennis a perturbé ce trajet, qui a duré 15 heures au lieu de deux.

Ils ne pensaient pas en arriver là, mais les 750 passagers de la ligne grande vitesse ont passé la nuit dans le train. Partis de Nantes à 14h50 ce dimanche, il leur aura fallu plus de 15 heures pour arriver en gare Montparnasse, lundi à 5h30 du matin. La liaison TGV entre la cité des Ducs et la capitale, qui s’effectue habituellement en 2 heures, a été perturbée par la tempête Dennis qui a fait chuter un arbre sur une caténaire, privant d’électricité la ligne principale entre Nantes et Paris.

Immobilisé entre Bretoncelles (Orne) et La Loupe (Eure-et-Loire), le TGV a finalement été tracté par un train roulant au diesel, jusqu’à Chartes. Les passagers sont ensuite montés dans un train les conduisant jusqu’au Mans, avant de pouvoir rejoindre Paris via un second TGV. La SNCF a promis 200% de remboursement.

Sans réseau ni électricité, les passagers sont restés globalement calmes, selon les témoignages recueillis par nos confrères de LCI. « Nous n’avions plus de batterie, donc impossible de prévenir nos familles mais pour la plupart, cela s’est bien passé », déclare un passager. Pour prendre les passagers en charge, la SNCF est venue ravitailler les voitures et les bars. Les passagers ont été approvisionnés en eau et des plateaux repas ont été distribués. La ligne est toujours interrompue ce matin entre Nogent et Chartres et d’autres lignes ont été perturbées dimanche, suite à des chutes d’arbres. Une caténaire a été heurtée dans le secteur de Meaux.

20 000 foyers toujours privés d’électricité

La tempête nommée Dennis par les services météorologiques britanniques a touché le nord-ouest de l’Europe ce week-end. Après Ciara puis Ines, une nouvelle dépression a balayé les côtes. Avec des rafales entre 100 et 140 km/h, le Royaume-Uni a été le pays le plus touché.

En France, les rafales ont été plus puissantes que prévu, atteignant un pic de 134 km/h, dimanche en milieu de journée, dans les côtes d’Armor. Près de 20.000 foyers étaient toujours privés d’électricité ce lundi matin dans le quart nord-ouest du pays après le passage de la tempête Dennis.