Une ex-élue LREM condamnée pour des injures homophobes

Un jour avant cette condamnation, Christophe Castaner avait saisit la justice concernant d'autres propos haineux d'Agnès Cerighelli.

Après l’indignation politique, la condamnation judiciaire. Agnès Cerighelli, élue municipale à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), a été condamnée à 4000 euros d’amende dont 2000 avec sursis ce lundi 17 février. Cette conseillère, anciennement apparentée En Marche, qui se présente toujours comme une «adhérente LREM» sur son compte Twitter, a été reconnue coupable par le le tribunal correctionnel de Versailles d’injures publiques en raison de l’orientation sexuelle.

En cause : deux tweets jugés injurieux à l’égard des homosexuels, postés sur son compte Twitter les 28 et 29 mars 2019. Dans le premier, elle avait qualifié des activistes LGBT+ de lobby «infâme et infecte». Dans le second, elle avait comparé le drapeau arc-en ciel, symbole du mouvement LGBT+, au port de l’étoile jaune imposé par Heydrich aux juifs en 1941.

Christophe Castaner a saisi la justice pour d’autres propos injurieux

Celle qui est régulièrement critiquée pour ses propos qualifiés d’homophobes ou d’islamophobes devra indemniser cinq associations de lutte contre l’homophobie à hauteur de 1000 euros chacune pour dommages et intérêts. Concernant son compte Twitter, où elle cumule plus de 14 000 abonnés, elle devra supprimer le premier message, le deuxième ayant déjà été enlevé, et publier le jugement. L’élue municipale d’opposition a en revanche été relaxée des chefs de « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’orientation sexuelle » pour un autre message dans lequel elle qualifiait le «lobby LGBT» de «secte».

Dimanche, Agnès Cerighelli avait déjà concentré de nombreuses critiques après avoir attaqué Rachida Dati sur ses origines arabes. Des propos jugés « répugnants » par le ministre de l’Intérieur qui a saisi la justice pour « provocation à la haine ». Selon Christophe Castaner, « s’habituer à ce genre de dérapage, rester impassible face à des propos aussi répugnants, c’est faire gagner la haine et reculer la République ».