Virus de la tomate : contamination confirmée dans une exploitation du Finistère

Sans danger pour les humains, le virus est néanmoins susceptible d'avoir de graves conséquences économiques pour la filière. Il a été observé pour la première fois en 2014.

Des tomates bretonnes sont bien contaminées par le virus ToBRFV. C’est ce qu’a confirmé le ministère de l’Agriculture lundi soir. « On a reçu les résultats de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère et les résultats sont positifs, elles sont donc bien contaminées par le virus », a indiqué le ministère. Sans danger pour les humains, le virus touchant les tomates en serre est néanmoins susceptible d’avoir de graves conséquences économiques pour la filière. Pour rappel, la tomate est le premier légume consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an.

Pour le moment, une seule exploitation est touchée par le virus. « L’exploitation concernée a été confinée dans l’attente de la destruction des végétaux et de la désinfection du site dans les plus brefs délais », précise le ministère. Selon l’Anses, le virus de la tomate peut infecter jusqu’à 100 % des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre.

« Particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles »

Ce virus a été observé pour la première fois en Israël en 2014, puis a été trouvé en 2018 sur des cultures de tomate au Mexique, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Italie et enfin en 2019 aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Grèce. En France, l’Anses avait mis en garde, début février, contre « le tomato brown rugose fruit virus » (ToBRFV), un nouveau virus « particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles ». Il peut se transmettre par les semences, les plants et les fruits infectés et survit longtemps à l’air libre.

Une transmission facile qui fait craindre au ministère sa diffusion sur le territoire national. Celle-ci « aurait des conséquences économiques majeures pour la filière mais également les jardiniers amateurs », s’inquiétait dès dimanche le ministère. Et pour cause : l’exploitation de tomates en France est la première culture légumière avec 712 000 tonnes produites en 2018.