Coronavirus : en quarantaine depuis deux semaines, des passagers du paquebot Diamond Princess débarquent au Japon

Près de 540 cas de contamination au coronavirus ont été constatés sur le paquebot, alors que la barre des 2 000 morts a été franchie en Chine.

Confinés dans des cabines parfois sans hublots, ils ont patienté 14 jours. Mercredi, environ 500 passagers du paquebot Diamond Princess ont commencé à quitter le navire où ont été recensés plus de 640 cas environ de contamination. Ils ont pu débarqué sur le sol japonais.

« Je suis soulagé (…). Je veux me reposer », a lancé aux journalistes un Japonais de 77 ans, disant se diriger vers les transports en commun. Et la vie à bord? « C’était confortable (…) je vais bien », a‑t-il simplement dit.

Ces passagers délivrés ne présentent pas de symptômes, et leurs tests se sont révélés négatifs. Par ailleurs, ils n’ont pas eu de contact avec des personnes porteuses du virus sur le bateau, après 14 longs jours de quarantaine, selon le ministère japonais de la Santé.

Plus important foyer hors de Chine

Les 3 711 personnes originaires de 56 pays initialement à bord du Diamond Princess ont vu leur croisière de rêve en Asie tourner au cauchemar, entre la peur de contracter une pneumonie virale meurtrière et le confinement. Depuis début février, le bateau de croisière est à quai à Yokohama dans la banlieue de Tokyo. Les passagers étaient tout de même autorisés à se promener en petits groupes sur le pont avec des masques, tandis que le personnel de bord passait de cabine en cabine pour distribuer les repas.

Le nombre de personnes contaminées et répertoriées s’est multiplié à bord faisant du navire le foyer le plus important du virus hors de Chine, alors que le gouvernement chinois a annoncé mercredi, 1 749 nouveaux cas d’infections portant ainsi le bilan à 74 000 personnes porteuses du coronavirus dans le pays. Au moins 542 porteurs du virus se trouvaient mardi à bord du Diamond Princess, plaçant le Japon sous le feu des critiques sur la gestion de la quarantaine.