Le braqueur Rédoine Faïd entame une grève de la faim et de la soif en prison

Pour protester contre le refus de l'administration pénitentiaire de le transférer dans un établissement pénitentiaire plus proche du lieu de son procès en appel, le braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd a entamé ce jeudi 20 février une grève de la faim et de la soif. Depuis 2018, il est placé à l'isolement dans la prison de Vendin-le-Vieil, l'une des plus sécurisées de France.

Une semaine avant l’ouverture de son procès en appel devant la cour d’assises de Saint-Omer, le braqueur multirécidiviste de 47 ans, Rédoine Faïd a entamé une grève de la faim et de la soif, selon une information de l’Obs. L’information a été confirmée par ses avocats, maîtres Yasmina Belmokhtar et Frank Berton.

Détenu à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), l’une des prisons les plus sécurisées de France et placé à l’isolement, il y restera durant toute la tenue de son procès. « Ce qui signifie qu’il fera chaque jour, deux fois une heure de route, alors que nous avions demandé qu’il soit, comme l’exige la loi, transféré dans la prison la plus proche du lieu de son procès », expliquent ses avocats à l’Obs. Redoine Faïd a donc débuté ce jeudi 20 février une grève de la faim et de la soif pour protester contre cette mesure.

Procès en appel la semaine prochaine

En juillet 2018, il s’était évadé en hélicoptère de la prison de Réau (Seine-et-Marne) avant d’être arrêté trois mois plus tard dans l’Oise. Dans la foulée, il avait été incarcéré à l’isolement dans dans la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil. Condamné à vingt-cinq ans de réclusion pour son rôle d’« organisateur » dans un braquage raté en 2010 qui avait coûté la vie à une policière municipale, il doit être rejugé la semaine prochaine pour le braquage d’un fourgon blindé. En octobre 2019, lors d’une interview au JDD, il se décrivait son quotidien « morbide » à l’isolement. « On est emmuré vivant », confiait-il.