VIDEO. Nouvelle enquête de L214 sur des veaux maltraités en Dordogne

Dans une nouvelle vidéo choc dévoilée ce jeudi, l'association de défense des animaux L214 dénonce les méthodes d'abattage des veaux dans le plus grand abattoir de France.

Des veaux encore conscients qui clignent des yeux, hochent la tête et tentent même de s’enfuir, au moment de leur saignée… Ce sont les nouvelles images choc de l’association de défense animale L214 diffusées ce jeudi 20 février.

L’association qui a déjà dévoilé à plusieurs reprises l’élevage intensif des cochons, des lapins ou encore le gavage des oies pour la fabrication du foie gras, dénonce aujourd’hui les méthodes d’abattage du veaux que l’on retrouve ensuite dans les supermarchés. Car ces images ont été tournées à l’intérieur de l’usine Sobeval, en Dordogne, qui appartient au groupe hollandais Vandrie. Il s’agit de l’un des plus importants abattoirs de France dont la viande est certifiée Label Rouge, bio, Saveurs du Périgord ou encore Le veau du boucher. 3 400 veaux y sont abattus chaque semaine, soit près de 700 pas jour.

L’association dénonce de multiples violations de la loi concernant les méthodes d’abattage standard mais également celles des rituels pour les viandes halal ou casher. Ce qui pose problème et contrevient à la réglementation c’est le fait que sur ces images, les veaux ne sont pas correctement étourdis avant d’être abattus. Or la loi veut que les animaux soient inconscients au moment de l’abattage. « Ces méthodes impliquent une souffrance accrue des animaux », explique l’association dans un communiqué paru en même temps que la vidéo.

Des élevages intensifs à l’abattage industriel, des milliers de veaux tués à l’abattoir Sobeval n’auront connu que l’enfer. Le pire reste l’abattage sans étourdissement. Halal ou casher, les animaux peuvent agoniser en toute conscience pendant de longues minutes. Il faut mettre un terme à l’abattage sans étourdissement. Mais il ne faut pas se voiler la face, l’abattage standard n’est pas en reste. Là aussi, les cadences et les ratés, qui ne manquent pas d’arriver, causent une souffrance sans nom aux animaux. Il y a urgence à fermer cet abattoir et, au-delà, à s’interroger sur la légitimité à continuer d’abattre des animaux sans nécessité.
- Sébastien Arsac, cofondateur de L214.

L’association de défense des animaux a également annoncé porter plainte auprès du procureur de la République de Périgueux et demande la fermeture de l’abattoir.