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Vidéo. Réforme de l’ENA : « la jeunesse ne veut pas d’une égalité au rabais »

Faut-il supprimer l’ENA ? C’est ce que préconise le rapport Thiriez sur la réforme de la haute fonction publique, remis au gouvernement mardi 18 février. Pour Daniel Keller, président de l’association des anciens élèves de l’ENA, il ne faut pas parler de suppression mais de transformation radicale. Décryptage.

Frédéric Thiriez a remis son rapport sur la réforme de la haute fonction publique au gouvernement, mardi 18 décembre. Parmi les 42 propositions formulées par l’avocat missionné par le gouvernement, le remplacement de l’institution actuelle par une « École d’administration publique » et la création d’un tronc commun de formation initiale entre plusieurs grandes écoles de la haute fonction publique, ont suscité de vives réactions.

« École d’administration publique »

Autres mesures proposées : la création d’une vingtaines de classes préparatoires à cette nouvelle « EAP » sur tout le territoire, et l’aménagement d’un concours spécial pour les jeunes issus des milieux les plus modestes — ils devraient constituer 10 % des effectifs de cette nouvelle école.

Pour Daniel Keller, président de l’association des anciens élèves de l’ENA, « il faudra être particulièrement vigilant sur les options qui seront retenues » par le gouvernement. Ancien de la promotion Saint-Exupéry (1994), il n’envisage pas ce rapport « systémique » comme initiateur d’une suppression pure et simple de l’institution, mais préfère y voir une transformation radicale. Décryptage.