Le gouvernement retire « désinfox », son service de factcheking contesté

L’initiative était vivement critiquée par des journalistes qui reprochaient au gouvernement de s’ériger en arbitre de l’information.  Le ministre de la Culture Franck Riester a annoncé, mardi 5 mai, la suppression du service « désinfox coronavirus ». La rubrique recensait des articles de « fact-cheking » de certains médias à propos du Covid-19.

Cette annonce intervient alors que le syndicat national des journalistes (SNJ) a déposé la veille un recours devant le Conseil d’État. Le SNJ pointait une « atteinte grave et manifestement illégale portée aux principes de pluralisme dans l’expression des opinions et de neutralité des autorités publiques ». Une position soutenue par plus de 30 sociétés de journalistes qui ont signé une tribune contre cette rubrique polémique. 

« Inquiétudes »

Le ministre a tenu à préciser que le service « ne représentait évidemment pas un objectif de tri d’articles ou d’informations », avant d’ajouter pouvoir « comprendre les inquiétudes qui ont été suscitées par ce service dans les rédactions ».