Coronavirus: la carte des morts et des hospitalisations

La carte des départements «verts» et «rouges» annoncée le 7 mai, fondée sur l’examen des indicateurs de tension sur une semaine, recoupe en grande partie celle des territoires où l’épidémie a été la plus meurtrière.

Attendue par les Français, la carte du déconfinement a été présentée, jeudi 7 mai, par le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors de la conférence de presse d’Édouard Philippe. Si la grande majorité des départements y figurent en vert, les quatre régions du grand Nord-Est (Île-de-France, Hauts-de-France, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, Bourgogne-Franche-Comté) sont classées «rouges» et feront l’objet d’un déconfinement plus progressif.

Trois critères ont été pris en compte, sur une période de sept jours, afin de déterminer le classement d’un département dans l’une ou l’autre catégorie: la circulation du virus, la tension hospitalière sur les capacités en réanimation et le système local de détection des chaînes de contamination.

Cette carte des premières étapes du déconfinement recoupe en grande partie celle de la mortalité et des hospitalisations. Parmi les vingt-cinq départements qui, au 6 mai, comptaient plus de 30 morts pour 100.000 habitants, seul un, l’Indre, se retrouve classé en vert, les autres départements de la région Centre étant moins touchés. La Corse-du-Sud, qui a fait partie des premiers foyers du virus, fait elle aussi partie des premiers départements «verts».

La carte du nombre total de personnes hospitalisées depuis le 18 mars recoupe en grande partie celle des décès. Les trois départements les plus touchés sont le Territoire de Belfort, le Haut-Rhin et le Val-de-Marne, avec plus de 400 hospitalisations pour 100.000 habitants en deux mois.