Les forces de l’ordre en renfort dans les gares et stations du réseau francilien

En Île-de-France, la police nationale sera déployée aux côtés d’agents assermentés pour faire respecter l’obligation de se munir d’une attestation d’emploi pour voyager dans les transports en commun aux heures de pointe.

Les policiers seront déployés en renforts dans les gares et les stations d’Île-de-France à partir de lundi, pour effectuer des contrôles pouvant aboutir à une amende de 135 euros en cas de manquement à la règle. Ce dispositif fait suite à une charte établie mercredi par la région avec l’Etat et les opérateurs de transports franciliens, pour réguler le trafic sur le réseau RATP au déconfinement. 

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a annoncé jeudi après-midi, durant le point presse du gouvernement sur le plan de déconfinement, que ce dispositif pourrait être étendu aux réseaux de transport d’autres métropoles «s’ils en faisaient la demande», en accord avec les acteurs locaux. Lundi, Elisabeth Borne avait déclaré sur le plateau de LCI que des discussions en ce sens étaient actuellement menées à Marseille, à Lyon et à Lille, assurant que le recours aux forces de l’ordre y représenterait un «soutien».

L’absence du port du masque dans les transports franciliens pourra également être sanctionné d’une amende de 135 euros, par les forces de l’ordre là aussi. 

Pendant le point presse de jeudi sur le déconfinement, les ministres se sont particulièrement attardés sur le cas de l’Île-de-France, insistant sur la nécessité d’une «extrême prudence» dans cette région dense où les capacités de réanimation sont toujours en tension. La présidente d’Île-de-France Mobilités et de la région, Valérie Pécresse, plaidait, elle, en ce sens depuis près d’une semaine, évoquant un «goulet d’étranglement» dans les transports en communs franciliens.

A ce stade, le risque redouté par la présidente (Les Républicains) de la région Île-de-France est celui de la fermeture de lignes. Jeudi 30 avril déjà, des opérateurs de transports tels que la RATP, mais aussi la SNCF ou encore Transdev avaient envoyé une lettre au Premier ministre pour le prévenir de cette éventualité dans le cas où les moyens «humains ou matériels» viendraient à manquer sur les réseaux.