A Londres, ‑97% de fréquentation dans le principal aéroport européen

L'épidémie de coronavirus a conduit à un effondrement du nombre de passagers transitants à Heathrow, hub aérien international. Une situation de crise qui pourrait se poursuivre , si le gouvernement britannique impose un confinement aux voyageurs.

Un terminal fermé, des pistes d’atterrissage délaissées depuis des semaines… Plusieurs compagnies aériennes britanniques et l’aéroport de Londres ont publié un communiqué, ce lundi, pour alerter les autorités sur les conséquences de la crise du covid-19. Heathrow, aéroport le plus visité en Europe, a accusé une chute de 97% de sa fréquentation en avril.

Dans ce contexte, l’intention du gouvernement de Boris Johnson d’imposer une quarantaine aux voyageurs entrant au Royaume-Uni “va sans aucun doute aggraver les choses”, s’alarme Willy Walsh, patron du groupe aérien IAG, maison mère de British Airways.

Le Royaume Uni, deuxième pays le plus touché par l’épidémie de covid-19, avec plus de 31 000 morts, poursuit son confinement, décidé fin mars, quand la France reprend certaines activités. Son aéroport international londonien, dont les travaux d’agrandissement ont été repoussés d’au moins deux ans en raison de la crise, est déserté. Seuls 200 000 voyageurs y ont circulé le mois dernier, soit le nombre de passagers qui y transitent d’habitude en une seule journée.

Pas de quatorzaine pour les voyageurs français

Il y a urgence à agir, préviennent l’aéroport et les compagnies britanniques, inquiètes de déposer le bilan. Les acteurs du secteur aéronautique réclament notamment davantage de visibilité au gouvernement, qui a présenté les contours de ses mesures de déconfinement dimanche. L’une d’elles consiste à imposer un confinement de quatorze jours à tout voyageur arrivant sur le sol britannique. Cette quarantaine ne devrait toutefois pas s’appliquer aux voyageurs français et irlandais, précise The Telegraph.