Ce que l’on sait sur les quatre nouveaux foyers épidémiques en France

Deux foyers en Nouvelle-Aquitaine, un « cluster » dans les Haut-de-Seine et un potentiel nouveau foyer en Vendée. Le coronavirus se propage toujours sur le territoire français, et même dans les zones de « vertes » de la carte du déconfinement.

Un probable nouveau foyer épidémique de covid-19 a été découvert, en fin de semaine dernière, dans un abattoir à volailles, situé à Essarts-en-Bocage (Vendée). Selon la préfecture et l’Agence régionale de santé (ARS), quatre salariés ont été testés positifs lors d’une première vague de dépistage effectuée samedi. Une seconde campagne de dépistage est en cours. Elle devrait permettre de tester plus de 400 personnes aujourd’hui. L’abattoir appartient à la société Arrivé, elle-même détentrice de la marque Maître Coq.

À Clamart (Haut-de-Seine), huit personnes, toutes asymptomatiques, ont été testées positives au covid-19 mardi dernier dans une résidence de jeunes travailleurs. C’est un nouveau salarié, arrivé mi-avril, qui serait le vecteur de contamination. Il sortait pourtant d’une quatorzaine et avait été autorisé par son médecin traitant à reprendre le travail.

Deux clusters en Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, deux « clusters » ont été identifiés la semaine dernière, en Dordogne et dans la Vienne. C’est après une réunion de préparation en vue de la rentrée du 18 mai, qu’un foyer de contamination est apparu au sein du collège Gérard-Philipe, à Chauvigny (Vienne). Une campagne de dépistage a permis d’identifier quatre personnes comme positives au coronavirus, et vingt personnes ont été placées en quatorzaine. La rentrée a quant à elle été repoussée au 27 mai.  

Le second foyer aurait, lui, pour origine des funérailles. Fin avril, dans le village d’Eglise-Neuve-de-Vergt (Dordogne), la cérémonie qui suit l’enterrement d’un homme de 51 ans réunit plusieurs dizaines de personnes. Neuf d’entre elles sont testées positives au covid-19 samedi dernier. Au total, ce sont 127 personnes qui ont été testées dans l’entourage familial, professionnel, médical et funéraire des participants de l’hommage. Aucun cas grave n’est cependant recensé et le « cluster » a été maîtrisé en une semaine, affirme l’ARS.