Covid-19 : une étude menée à New-York enterre l’hydroxychloroquine

Les conclusions de la plus grande étude sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycin comme traitement pour le COVID-19 infirment tout effet « statistiquement signifiant ».

Pas de résultat probant pour le traitement à l’hydroxychloroquine. Le rapport d’une vaste étude menée par un groupe de treize docteurs et chercheurs en médecine de New-York a été publié ce lundi. Il conclut non seulement à l’absence de résultats sur les patients atteints du covid-19, mais aussi à l’aggravation de l’état de certains d’entre eux.

Sur les 1438 patients testés dans les hôpitaux du cœur épidémique américain, la mortalité de ceux ayant reçu de la chloroquine, de l’azithromycine ou la combinaison de ces deux médicaments n’a pas décru de façon « statistiquement signifiante ».

Plébiscitée aux Etats-Unis par Donald Trump, l’hydroxychloroquine est notoirement administrée en France par le professeur Didier Raoult, chercheur marseillais, qui avait préconisé dès le mois de mars cet antipaludique comme remède à la pandémie après l’avoir testée sur 24 de ses patients.

Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection notait alors « une diminution absolument spectaculaire du nombre de positifs ». Les résultats de l’étude américaine viennent contredire la théorie de l’infectiologue, déjà remise en doute par la communauté scientifique française.

Des effets secondaires avérés

L’essai clinique réalisé dans les hôpitaux new-yorkais révèle notamment des effets secondaires significatifs pour les patients, notamment une hausse des arrêts cardiaques ou des perturbations du rythme cardiaque.

Cette étude a été publiée alors que les résultats des essais cliniques européens au sein d’un programme baptisé Discovery se font attendre depuis plusieurs semaines. À ce propos, Olivier Véran, Ministre de la Santé, a annoncé hier sur BFM TV, que pour l’instant « aucun médicament n’a montré une efficacité suffisante » contre le coronavirus.