Don de congés payés aux soignants : le gouvernement dit oui

Des députés de la majorité souhaitent élargir le don par les salariés Français de congés payés à « ceux qui luttent directement contre le coronavirus ». Ils pourraient être octroyés sous forme de chèques-vacances. 

Après les repas et les applaudissements, des jours de congés. Une centaine d’élus LREM souhaitent légaliser les dons de congés payés aux soignants qui luttent contre le coronavirus. « Nous devons entendre les applaudissements solidaires des Français depuis leurs fenêtres » et comprendre leur volonté « d’agir directement pour aider davantage », a insisté Christophe Blanchet, député du Calvados, lors des questions au gouvernement ce mardi. Une demande reçue favorablement par la ministre du Travail. « Au nom du gouvernement, je peux vous affirmer que je soutiens entièrement votre proposition », a répondu Muriel Pénicaud, promettant de « travailler ensemble sur les modalités d’exécution. »

Dans une lettre adressée le 22 avril à la ministre, les élus réclament que cette option soit ouverte aux salariés du public comme du privé. Les jours pourraient être donnés « sous forme de chèques-vacances ». « Un tel dispositif ne représente pas une charge pour l’Etat ni pour les entreprises », insistent-ils, appelant à ne pas faire « obstacle à la fraternité ».

Un “plagiat inacceptable”

Le député de l’Oise LR Maxime Minot a dénoncé « un plagiat inacceptable » dans un communiqué. Le 7 avril mars, il avait déposé une proposition de loi « instaurant un don de jours de repos pour les personnels soignants ». Il avait alors réclamé que cette option, légale au sein d’une entreprise pour des salariés en charge d’une personne vulnérable, soit élargie « à tous les salariés au bénéfice des personnels soignants qu’ils soient hospitaliers, libéraux, exerçant en EHPAD ou en maison de retraite. »

Cette proposition avait « déjà recueilli plus de 50 cosignatures de toutes les oppositions », se défend Maxime Minot à l’AFP. Il réclame l’inscription de son texte « à l’ordre du jour en vue de son adoption dans le consensus que ce sujet mérite. » « Une mauvaise polémique », pour le chef des députés LREM Gilles Le Gendre, ajoutant qu’il faudrait d’abord « leve[r] les obstacles techniques qui s’opposent à cette excellente idée, ce qui n’est pas mince ».