Elisabeth Borne “ne cèdera pas” sur les mesures environnementales

La ministre a défendu ce mardi que la transition écologique était la meilleure stratégie pour redémarrer l’économie.

Elle promet d’être intransigeante. La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a assuré ce mardi sur France Info qu’elle ne “cèderait rien” à ceux qui veulent réduire leurs ambitions écologiques pour relancer l’économie.

“Je le dis très clairement, je ne cèderai rien à ceux qui voudraient un retour en arrière sur les normes environnementales et j’ai refusé tout moratoire, a déclaré la ministre, opposer écologie et économie est totalement dépassé.”

Pas de moratoire sur les mesures environnementales

Un message envoyé au Medef, qui a demandé début avril un moratoire de six mois sur les différentes mesures environnementales prévues dans les prochaines années, notamment la loi de lutte contre le gaspillage et sur recyclage. Pour l’organisation patronale, il est “indispensable d’envisager de reporter (…) les délais d’application de la loi afin de garantir une participation pleine et entière des entreprises à la préparation des textes sur l’économie circulaire”. Les lois pour une stratégie nationale bas carbone et pour la mise en place de zones à faibles émission étaient également remises en cause par le Medef.

La ministre a affirmé qu’il n’y aurait pas d’aides de l’Etat auprès des entreprises stratégiques “sans engagement écologique de leur part”. Le soutien octroyé à Air France sera accompagné d’un plan de transition écologique avec “la réduction de 50% de ses émissions de CO2 sur les vols domestiques, notamment en supprimant les lignes qui sont desservies par des trains, quand il y a une alternative ferroviaire performante”, a précisé Elisabeth Borne.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire mise justement sur une stratégie plus verte pour relancer l’économie française. Elisabeth Borne assure qu’il est possible de créer plusieurs “centaines de milliers d’emplois dans la rénovation thermique des bâtiments”.

“On n’est plus en 2008 et aujourd’hui il faut au contraire soutenir les centaines de milliers d’entreprises qui sont engagées dans la transition écologique”, a‑t-elle déclaré. Un grand plan d’implantation de bornes de recharge pour les véhicules électriques est notamment prévu pour soutenir les constructeurs automobiles qui investissent dans une mobilité plus durable.