Perdre l’odorat est bien un symptôme du coronavirus

À la suite de la publication d'une nouvelle étude européenne, l'OMS a rajouté l'anosmie — perte de l'odorat — à la liste officielle des symptômes de la maladie.

Les femmes sont plus touchées que les hommes, davantage sujets à la toux et aux maux de tête. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’ajouter la perte de l’odorat à la liste des symptômes du coronavirus ce mardi. Cet ajout fait suite à la publication d’une étude européenne lancée par l’hôpital Foch, à Suresnes (Haut-de-Seine), et menée dans dix-huit hôpitaux européens.

L’étude s’est penchée sur 1420 patients atteints d’une forme peu sévère de la maladie. Elle conclut que la perte de l’odorat est un symptôme chez 70% des malades atteints du COVID-19. Ce symptôme est aussi courant que les maux de tête (70%), et encore plus commun que le nez bouché (68%) ou la toux (63%).

Les populations européennes plus vulnérables

La perte de l’odorat n’est apparue comme une conséquence de la maladie qu’après l’arrivée du coronavirus en Europe. Début mars, une étude démontrait que seuls 10 à 15% des patients asiatiques ont développé ce symptôme. Cela s’expliquerait par des particularités génétiques propres aux populations asiatiques selon les chercheurs, même si une mutation du virus depuis son passage de l’orient à l’occident reste envisagée.

Dans plus de la moitié des cas, les patients retrouvent l’odorat dans les deux à trois semaines qui suivent sa perte.