130 personnalités internationales réclament « un vaccin universel et gratuit »

Ce jeudi, Sanofi est revenu sur son annonce de privilégier les Américains pour l'immunisation contre le coronavirus. Le même jour, 130 personnalités internationales publient une tribune dans le Monde pour garantir un accès gratuit et universel au futur vaccin.

Sur toutes les lèvres, un seul mot : vaccin. Tous les espoirs d’endiguement de la pandémie du coronavirus se concentrent sur les recherches pour la création d’un protocole d’immunisation. Ces travaux suscitent aussi des angoisses. Et si le vaccin était réservé aux pays riches ?

Alors que Sanofi a fait grand bruit ce mercredi en annonçant que les Américains auraient un accès privilégié à l’immunisation, avant de se rétracter ce jeudi, 130 personnalités internationales publient le même jour une tribune dans le Monde. Leur demande : garantir un accès gratuit et universel au vaccin contre le covid-19.

« Les besoins [sont] prioritaires sur la capacité de payer », assènent les 130 signataires de la tribune. Parmi eux, Imran Khan, Premier ministre du Pakistan, Cyril Ramaphosa, Président de l’Afrique du Sud et de l’Union Africaine, Winnie Byanyimia, Directrice d’ONU SIDA et Secrétaire générale adjointe des Nations Unies, ou encore l’ancien Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Priorité aux plus vulnérables

Publié à quatre jours de l’Assemblée mondiale de la Santé de l’OMS, ce texte appelle à un « accord mondial » pour garantir « le partage mondial obligatoire de toutes les connaissances, données et technologies liées au covid-19 », établir « un plan mondial et équitable de fabrication et de distribution rapide –entièrement financé par les pays riches – pour le vaccin et tous les produits et technologies covid-19 » et la garantie « que les vaccins, diagnostics, tests et traitements covid-19 sont fournis gratuitement à tous, partout » en donnant la priorité aux personnes les plus vulnérables.

Lundi 4 mai, un téléthon mondial a permis de lever 7,4 milliards d’euros pour financer les recherches sur le vaccin. De son côté, l’OMS a révélé ce jeudi matin qu’un « scénario optimiste » permet d’envisager la création d’un vaccin d’ici un an.