Espionnage de vaccins : la Chine accuse les Etats-Unis de diffamation

La Chine considère les accusations des Etats-Unis comme des "calomnies". Cette riposte intervient au lendemain des annonces du FBI concernant l'espionnage d'organismes américains de recherche en charge de trouver un vaccin contre le coronavirus.

La Chine contre-attaque. Jeudi, l’Empire du milieu a réfuté en bloc les accusations faites la veille par les Etats-Unis, en les qualifiant ces “calomnies” de “diffamation américaine”. En cause : un potentiel piratage d’organisations en charge de la recherche sur le Covid-19.

Mercredi, l’agence américaine de renseignements, le FBI, et l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures ont dénoncé, sans avancer de preuves, l’espionnage de la part “d’acteurs non traditionnels” chinois, comme d’universités ou d’étudiants à la solde du gouvernement.

“A en juger par leurs antécédents, ce sont les Etats-Unis qui ont mené les plus importantes opérations de vol sur Internet à l’échelle mondiale”, s’est défendu le porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois M. Zhao.

Une montée en tension alimentée par la pandémie

Ces déclarations participent à un climat ambiant de suspicions. L’entreprise pharmaceutique américaine Gilead a déclaré le 8 mai avoir été victime d’attaques informatiques.  Une action pouvant avoir été menée par l’Iran, d’après différents chercheurs américains.

Cette joute intervient dans un contexte diplomatique sino-américain particulièrement tendu depuis le début de la pandémie mondiale. Depuis le début du mois de mai, les incidents s’accumulent. Donald Trump accuse Pékin d’avoir atténué le bilan réel de la pandémie en Chine. “Virus chinois” puis “la peste de Chine” ont été les termes utilisés par le Président américain pour désigner le Coronavirus.

Trump lui-même est accusé d’avoir sous-estimé l’état de la situation sanitaire. Au total, la superpuissance compte plus de 84 000 décès liés au covid-19, soit 28% du nombre de morts à l’échelle mondiale

La course au vaccin s’est intensifiée ces derniers jours. Les annonces de Sanofi d’hier et de ce matin de privilégié les Américains ont eu un retentissement planétaire. Dans le même un panel de 130 personnalités internationales réclame “un vaccin universel et gratuit”.