Football : le président de l’OL écrit aux parlementaires

Dans une lettre adressée à des parlementaires, Jean-Michel Aulas s'insurge contre la décision du gouvernement de mettre fin à la saison 2019-2020 de football.

Jean-Michel Aulas multiplie les démarches. Furieux contre la position du gouvernement en faveur d’un arrêt prématuré de la saison de Ligue 1, le président de l’Olympique Lyonnais a écrit à des députés et sénateurs pour exprimer sa colère, révèle Le Parisien ce jeudi.

Jean-Michel Aulas remue ciel et terre pour contester cette décision conforme aux souhaits de la Ligue de football professionnel. Celle-ci valide notamment un classement excluant l’OL des très prisées places européennes.

Dans ce courrier, le dirigeant demande aux parlementaires de “faire marche arrière”. Selon lui, “la France est donc la seule parmi les 6 principaux Championnats (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie, France, Portugal) à avoir décidé d’arrêter la saison 2019/2020 sans avoir réfléchi totalement aux conséquences”.

“Certains pays ont eu des situations sanitaires aussi importantes qu’en France et parfois plus exacerbées que chez nous, argumente-t-il. Ils trouvent pourtant des solutions.” Le président de l’OL affirme que la décision de terminer les Ligues 1 et 2 est une catastrophe économique pour le championnat professionnel français, évoquant le chiffre de “900 millions d’euros de pertes cumulées”. Il estime qu’en jouant à huis clos, les pertes auraient été de 350 à 500 millions d’euros.

Deux recours  déposés

Le dirigeant lyonnais a déjà déposé deux recours devant le tribunal administratif concernant l’arrêt anticipé du championnat. Les recours portent d’une part sur la décision de terminer la saison le 30 avril, et d’autre part sur les modalités de cet arrêt et le mode de classement. L’OL est classé 7ème.

Selon le député LREM Sacha Houlié, Jean-Michel Aulas ne s’est pas adressé aux parlementaires de la majorité, “par crainte qu’il lui soit rétorqué que la position exprimée par (le Premier ministre) Edouard Philippe (et la ministre des Sports) Roxana Maracineanu est davantage motivée par l’intérêt général que par celui d’un club en particulier.”

Dans sa lettre, le dirigeant de l’OL assure aux parlementaires que le football professionnel “peut participer pleinement à la reprise de notre pays.” Selon lui, ce secteur représente plus de 2,1 milliards de chiffre d’affaires. Il argumente qu’avec la reprise du football, l’État n’aurait plus besoin de verser des aides et la reprise des entraînements et de la compétition les clubs paieraient les cotisations sociales sur les salaires.