Les entrepôts français d’Amazon fermés jusqu’au 18 mai

La firme américaine a suspendu l’activité de ses six sites français mais continue de livrer les produits de première nécessité depuis ses entrepôts étrangers.

Amazon prolonge la suspension de son activité. Les entrepôts français du géant de l’e‑commerce seront fermés jusqu’au 18 mai inclus, a‑t-il annoncé mercredi. Toujours en cause : le manque de mesures permettant d’assurer la sécurité sanitaire des employés. Cette décision intervient trois semaines après l’arrêt de la cour d’appel de Versailles condamnant la firme américaine à ne livrer que les produits de première nécessité.

« Le risque de contrevenir à la décision de la cour d’appel pourrait entraîner une pénalité de plus d’un milliard d’euros par semaine, déplore Amazon. C’est pourquoi nous n’avons pas d’autre choix que prolonger la suspension temporaire de l’activité de nos centres de distribution français. » L’entreprise continue de livrer un nombre limité de marchandises. Produits pour la santé, le bureau, les animaux ou d’entretien sont acheminés aux clients français depuis leurs entrepôts européens.

Tensions entre le géant américain et la justice française

Un coup dur pour l’entreprise de vente en ligne, dont l’activité est déjà réduite depuis le 16 avril. Plus de 10 000 personnes sont employées sur les six sites fermés. Pour palier cet arrêt d’activité, Amazon a déposé le 30 avril une demande de chômage partiel, rapporte l’AFP. Demande rejetée par l’administration française qui estime que ce dispositif est réservé aux entreprises dont l’activité est empêchée par la crise sanitaire actuelle.

Aux plaintes du géant américain pour « inégalités de traitement » à son égard, le ministère du travail répond que « Amazon n’a fait l’objet ni d’un traitement de faveur ni d’une persécution. L’entreprise a été traitée comme les autres, au regard du droit. »

En attendant de pouvoir rouvrir le 19 mai, si les consignes sanitaires sont respectées, le géant américain fait valoir sa popularité comme argument auprès de la justice française. D’après l’entreprise, plus de 5 millions de Français ont été livrés, soit environ 20 % des foyers, entre le 15 mars et le 20 avril.