Pas de covid-19 détecté dans l’eau de mer

Soulagement dans la communauté scientifique. Une équipe de chercheurs français a analysé des échantillons d’eau de mer et de coquillages. Le covid-19 en est absent. 

Fin avril, on détectait la présence du nouveau coronavirus dans des eaux usées en France et dans d’autres pays européens. La découverte avait suscité de nombreuses inquiétudes. 

L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a effectué des analyses pour vérifier que ce virus n’était présent ni dans l’eau de mer, ni dans les coquillages du littoral français. Et les premiers résultats sont rassurants. Les chercheurs n’ont relevé aucune trace de covid-19 dans les échantillons d’eau de mer et de mollusques analysés.

Les tests vont encore se poursuivre plusieurs mois 

L’institut a analysé 21 échantillons de coquillages provenant de trois façades maritimes afin d’obtenir une couverture nationale équilibrée. Les enjeux sont d’envergure: les eaux usées, réceptacles des rejets humains, reflètent les micro-organismes présents dans la population humaine. La présence du SARS-CoV‑2 dans l’eau de mer aurait révélé une circulation du virus bien plus importante que prévue.

Mais ni les divers fruits de mer recueillis, ni les échantillons d’eau de mer n’ont présenté de traces du SARS-Cov‑2. «Une bonne nouvelle» explique Soizick Le Guyader, chercheur à l’Ifremer, «même s’il ne s’agit pas d’une certitude pour l’ensemble des coquillages et des eaux marines métropolitaines [car] prouver l’absence réelle du virus est un art difficile». 

Les analyses doivent encore se poursuivre. L’Ifremer continue de prélever des échantillons sur les mêmes sites, tous les quinze jours pendant encore plusieurs mois. Afin de surveiller la circulation du virus dans le contexte du début du déconfinement.