Le Covid-19 ne circule plus en Polynésie

Plus aucun patient ne présente de signe de Covid-19 en Polynésie française, a indiqué lundi 18 mai (mardi 19 mai heure de Paris) le gouvernement local. Cette collectivité d’outre-mer a recensé seulement 60 cas déclarés et aucun décès.

Une seule personne était encore placée en isolement, et elle a été autorisée à sortir. Plus aucun patient ne présente de signe de Covid-19 en Polynésie française, selon le bilan officiel communiqué lundi 18 mai (mardi 19 mai heure de Paris). Les points épidémiologiques, jusque-là journaliers, n’auront d’ailleurs plus lieu que le lundi, le mercredi et le vendredi, sauf si de nouveaux cas confirmés sont détectés.

Avec zéro décès, soixante cas déclarés et seulement un patient hospitalisé pendant plus d’un mois, la Polynésie a été relativement épargnée par le virus. Une quasi-absence d’épidémie sur le territoire qui s’explique par l’arrêt des vols internationaux, l’instauration d’un couvre-feu et un confinement strict, partiellement levé fin avril.

Plus de 7000 procès-verbaux d’infractions au confinement ou au couvre-feu ont été dressés par la police ou la gendarmerie. Les contrevenants pourront faire un don à la Croix-Rouge au lieu de payer leur amende, a annoncé lundi 18 mai le procureur général du tribunal de Papeete, Thomas Pison. Ce don, d’un montant minimum de 5000 francs (42 euros), inférieur aux amendes, permettra «d’effacer l’infraction, classée sans suite», a‑t-il précisé.

Réouverture des écoles et retour des vols inter-îles

Le même jour, les établissements scolaires polynésiens, fermés depuis le 6 avril, ont rouvert. Mais malgré l’absence d’épidémie en Polynésie, certains parents ont préféré garder leurs enfants à la maison. Seuls 20% des élèves sont retournés en classe dans les écoles publiques et 18% dans les collèges et lycées. 

Les vols inter-îles devraient reprendre en fin de semaine. La reprise des vols internationaux, elle, n’est en revanche pas prévue avant le mois de juillet, les autorités sanitaires craignant une réintroduction du virus.

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux transports, a évoqué lundi 18 mai devant la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale la “piste des corridors sanitaires” qui pourraient être mis en place pour permettre aux touristes de l’hexagone de se rendre en Outre-mer cet été. Il s’agirait d’instaurer une quatorzaine divisée en deux périodes de confinement, avant le voyage, puis à l’arrivée, combinée à des tests de dépistage du coronavirus.