Cinq syndicats de fonctionnaires réclament une négociation salariale début juin

La CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires réclament l’ouverture d’une « séquence de négociations salariales » au-delà de l’octroi de primes en reconnaissance du travail pendant la crise du Covid-19.

Cinq des neuf syndicats de la Fonction publique réclament l’ouverture d’une « séquence de négociations salariales » dans un courrier unitaire au Premier ministre le mercredi 20 mai. « Après des années de politiques d’austérité fortement préjudiciables au pouvoir d’achat des agents de la fonction publique et à leurs carrières, il faut à présent dégeler sans délai la valeur du point d’indice, arrêter un plan comportant les mesures générales de nature à compenser les pertes intervenues et revaloriser les carrières des agents de la fonction publique et en particulier les corps et cadres d’emploi à prédominance féminine », alerte la CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires.

Un rendez-vous salarial « fin juin ou début juillet »

Pour les syndicats, la concertation le 25 mai avec les acteurs hospitaliers baptisée « Ségur de la santé » par Olivier Véran « est particulièrement insatisfaisante ». Ils réclament une négociation salariale à partir de « la première quinzaine de juin » afin que « les augmentations générales indispensables puissent s’inscrire dans les projets de loi de finances de 2021 ».

Olivier Dussopt, ministre de la Fonction publique, a proposé un « rendez-vous » salarial aux syndicats à une date située « fin juin ou début juillet », selon la CFDT. Le deuxième syndicat de France en termes d’effectifs réclame lui aussi l’ouverture d’une véritable négociation salariale mais n’est pas signataire de ce courrier, de même que l’Unsa, la CFE-CGC et la CFTC.