Renault : plusieurs sites français pourraient fermer  

Le constructeur automobile envisage la fermeture de quatre sites en France dans le cadre d’un large plan d’économie, selon des informations du Canard Enchaîné.

Elles avaient commencé à rouvrir fin avril et pourtant leur avenir est aujourd’hui incertain. Les chaînes de production de quatre usines de l’entreprise Renault pourraient fermer en France, révèle Le Canard Enchaîné ce mercredi 20 mai. Parmi les sites concernés, on retrouve Flins qui assemble notamment l’électrique Zoé et la Nissan Micra, mais aussi les sites de Choisy-le-Roi, Dieppe et les fonderies de Bretagne dans le Morbihan. Le projet s’inscrit dans un vaste plan d’économie de 2 milliards d’euros, qui doit être présenté le 29 mai prochain.

Le constructeur n’a pas souhaité communiquer pour l’heure sur le sujet mais selon des «sources proches du dossier» contactées par Les Echos, l’usine de Flins «ne pourrait, non pas fermer, mais cesser de produire des véhicules d’ici quelques années». À l’AFP, une source anonyme évoque également que «le gros morceau» que représente Flins, «viendra plus tard».

3 600 emplois concernés

Rien que sur le site des fonderies de Bretagne, 325 salariés sont concernés. Pour le secrétaire CGT de l’usine de Caudan, Maël Le Goff, la nouvelle est un réel «coup de massue», rapporte France Bleu Bretagne. Il poursuit au micro : «On parle d’un plan d’aides de l’État de 5 milliards d’euros pour le groupe Renault et en parallèle on annonce la fermeture du site. C’est complètement ubuesque». Au total, plus de 3600 postes sont concernés sur tous les sites.

La crise du Covid-19 a donc lourdement impacté le constructeur français qui faisait déjà face à des difficultés en février 2020. La directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, avait alors déclaré au sujet de potentielles fermetures de sites : «Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien».

Interrogé au Sénat mercredi après-midi, Edouard Philippe a rappelé que le gouvernement sera «intransigeant quant à la préservation des sites France [de Renault]». Le premier ministre a également voulu souligner son «attachement au site de Flins qui représente quelque chose dans le fonctionnement de l’entreprise et qui doit, dans toute la mesure du possible être préservé.»