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«Cinq fois plus» de signalements de cas de violences conjugales pendant le confinement

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes est revenue sur le nouveau dispositif déployé pour lutter contre les violences conjugales.

Pendant les deux mois de confinement, «Il y aurait eu moins de féminicides que d’habitude», a indiqué jeudi 21 mai sur France Inter Marlène Schiappa. Elle évoque un féminicide «tous les 4,2 ou 4,4 jours», au lieu d’un tous les trois jours ou deux jours et demi.

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes a cependant précisé que la plateforme dédiée a reçu cinq fois plus de signalements qu’en temps normal, et qu’il y avait eu 36% de plaintes supplémentaires liées à des violences conjugales.

Elle a aussi fait état de «200 appels» d’hommes à la ligne dédiée à l’accompagnement des hommes violents ou s’apprêtant à le devenir.

Des dispositifs maintenus après le confinement

Durant le confinement, le ministre de l’intérieur avait assuré que la lutte contre les violences conjugales était «une priorité». Il avait donné des consignes aux forces de l’ordre afin qu’elles puissent «intervenir en urgence». Au niveau national, les ordonnances de protection pour les victimes qui se terminaient pendant le confinement avaient été prolongées. La distribution de téléphones «grave danger» s’était accélérée.

https://twitter.com/prefpolice/status/1262254201142468610?s=20

S’agissant des signalements dans les «points contacts» mis en place pour aider les femmes victimes de violences, près de 500 personnes sont passées dans les hypermarchés. «On peut considérer que c’est pas beaucoup mais si à 500 reprises il y a eu une femme qui a trouvé un accompagnement, un hébergement, c’est positif», a‑t-elle estimé.

Marlène Schiappa avait annoncé récemment que ces dispositifs seraient maintenus après le confinement.

Elle a par ailleurs indiqué travailler à «la généralisation de l’arrêt de bus à la demande en soirée et la nuit», dans le cadre d’un plan de lutte contre le harcèlement de rue.

Elle réunira bientôt les plateformes VTC pour travailler «sur l’intégration d’un module de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans l’examen pour devenir chauffeur». Uber est effectivement visé en France par une série de plaintes de clientes accusant des chauffeurs d’agressions.