Google et Apple veulent aider les autorités de santé à travers le monde

Les deux géants du numérique ont annoncé mercredi 20 mai avoir créé une interface de programmation pour aider les pays intéressés à tracer les personnes ayant été en contact avec des malades du Covid-19. 

Les américains Apple et Google ont mis à la disposition des autorités de santé dans le monde leur solution pour construire une application de traçage de contacts, disponible sur iOS et Android, ont-ils annoncé mercredi 20 mai. 

Une application de traçage de contacts permet à un utilisateur qui découvre qu’il est contaminé de prévenir automatiquement toutes les personnes qu’il a croisées les jours précédents. Elle utilise généralement le Bluetooth et un système de pseudonymes pour préserver l’anonymat des personnes.

«Ce que nous avons construit n’est pas une application, mais plutôt une interface de programmation (API) que les agences de santé pourront intégrer dans leurs propres applications» ont détaillé les deux entreprises. Aux développeurs nationaux, donc, de développer les applications finales.

Google et Apple ont annoncé que 22 pays sur 5 continents souhaitaient utiliser leurs outils. En Europe, la plupart des États veulent y avoir recours mais la France et le Royaume-Uni ont choisi une approche différente.

La France a justifié ce choix en disant qu’elle souhaitait garder l’entière maîtrise de sa solution de traçage.Le Parlement français doit se prononcer sur l’application StopCovid la semaine prochaine qui devrait être mise en service le 2 juin, selon le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Cédric O.

Google et Apple veulent donner des garanties

Inquiets de voir leur solution considérée comme un outil de surveillance de masse, les deux géants ont posé plusieurs conditions aux États. D’abord, l’application ne devra être disponible qu’à titre volontaire, et ne devra pas collecter de données de géolocalisation, ni donner lieu à une exploitation commerciale.

Ensuite, une seule agence de santé par région ou par pays pourra l’utiliser, pour ne pas qu’il y ait de concurrence d’applications sur un même territoire. Et il reviendra à chaque utilisateur de décider s’il veut déclarer ou non sa contamination pour avertir les personnes qu’il a croisées.

Apple et Google promettent également de désinstaller leur solution «par région» lorsqu’elle ne sera plus nécessaire pour lutter contre le coronavirus. En revanche, chaque autorité de santé ou Etat restera libre de faire un certain nombre de choix sur le paramétrage de l’application. Ainsi pourront-ils décider, par exemple, à partir de quelles distance et durée de contact, ils évaluent un risque de contamination lorsque deux personnes se croisent.