La Nouvelle-Zélande envisage la semaine de quatre jours pour relancer l’économie

Alors que les débats en France tournent autour du «carcan des 35 heures», la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a évoqué la possibilité pour les salariés de bénéficier d’une semaine de travail de quatre jours.

«C’est un moment exceptionnel et nous devrions être prêts à envisager des idées extraordinaires», a déclaré Jacinda Ardern à la presse, mercredi 20 mai, affirmant n’avoir «rien exclu». Et pour cause, elle a annoncé envisager la création d’un jour férie supplémentaire ainsi que la mise en place d’une semaine de travail de 4 jours.

Pour la Première ministre néo-zélandaise, il faut sauver le tourisme en permettant à la population de s’offrir, par exemple, des week-ends prolongés. Elle ajoute que ça limitera la pollution provoquée par les embouteillages des heures de pointe, juste avant ou juste après le travail. Et que ce serait une bonne nouvelle pour la santé mentale et la qualité de vie de tous les salariés.

La Première ministre a aussi affirmé que l’expérience du télétravail, lors du confinement, a permis de montrer combien les salariés peuvent se révéler productifs en échange de plus de flexibilité. Selon elle, la semaine de quatre jours pourrait être une option, à condition que les employeurs soient prêts à essayer.

La Nouvelle-Zélande, qui compte une population de cinq millions d’habitants, a jusqu’à présent géré de façon relativement efficace l’épidémie, à la faveur d’un confinement très strict imposé dès la fin mars. Le nouveau coronavirus a fait 21 morts dans l’archipel. Les frontières du pays demeurent fermées mais les habitants ont toute liberté pour voyager à l’intérieur du pays.