L’Etat allemand à la rescousse de Lufthansa

Pour sauver la compagnie aérienne de la crise économique liée au coronavirus, Berlin est prêt à mettre 9 milliards d’euros sur la table.

Les compagnies aériennes sont les premières victimes de la paralysie du trafic aérien en raison de la pandémie du coronavirus. Pas d’exception pour la compagnie allemande Lufthansa. Pour la sauver de la faillite, l’Etat allemand compte apporter un soutien de 9 milliards d’euros et acquérir 20% du capital. Une première depuis la privation de la société en 1997.

Les temps sont durs pour la compagnie, qui emploie près de 140 000 personnes dans le monde. Environ 700 de ses 760 appareils sont au sol et plus de 60 % de ses salariés sont au chômage partiel. Au mois d’avril, moins de 3 000 passagers ont voyagé par jour, contre 350 000 avant la pandémie du coronavirus. «Le projet n’a pas encore été finalisé», informe la compagnie. «Une décision est attendue sous peu», a confirmé Angela Merkel ce mercredi 20 mai.  «Le gouvernement mène de manière intense des discussions avec l’entreprise et la Commission européenne.», a ajouté la chancelière allemande.

Un long débat politique

Mais ce projet ne fait pas l’unanimité dans la classe politique allemande et cela au sein même du parti de la chancelière. Les conservateurs (CDU) ont dénoncé implication trop élevée dans le capital de l’entreprise. Ses partenaires de coalition sociaux-démocrates (SPD) ont salué l’initiative permettant de sauver des emplois.

Les Etats au secours des compagnies aériennes

Lufthansa n’est pas la seule compagnie épaulée par un gouvernement face à cette crise du coronavirus. Air France doit recevoir un prêt de 7 milliards d’euros d’aides sous forme de 4 milliards de prêts bancaires garantis par l’État à 90 %, plus 3 milliards d’euros de prêt direct.