Zone rouge : la région Grand-Est craint pour son tourisme

Le président du Grand-Est, Jean Rottner, déplore que sa région soit toujours classée en «zone rouge». Une «stigmatisation» qui porterait atteinte à l’économie du territoire.

La région Grand-Est fait partie des seules régions classées «zone rouge» dans le processus du déconfinement, ce qui a de quoi exaspérer son président, Jean Rottner. Il dénonce un situation «stigmatisante» qui porterait atteinte au tourisme : «Cette couleur rouge empêche les Français et les habitants de notre propre région de se dire “essayons dans la limite des 100 km de découvrir notre région”», a‑t-il estimé.

Jean Rottner fait valoir que l’économie en souffre alors que les indicateurs déterminants pour passer de zone rouge à verte, sont désormais positifs dans la région. Selon l’Agence régionale de santé, la part de visites aux urgences pour suspicion de contamination au Covid-19 est passée sous la barre des 6 %, signe d’une circulation faible du virus. Le nombre de personnes en réanimation est descendu à 233, soit moins de 50 % des lits disponibles dans les hôpitaux.

Malgré tout, huit nouveaux foyers du virus ont été recensés, mardi 19 mai, dans quatre départements de la région Grand-Est. Jean Rottner espère, tout de même, que la situation soit requalifiée en «verte», lors de la prochaine étape du déconfinement, le 2 juin.