Allié de Renault, Nissan pourrait supprimer 20.000 postes

Fragilisé par les conséquences de la pandémie de Covid-19, le constructeur japonais pourrait annoncer la semaine prochaine une grande réduction de ses effectifs.

Une alliance en difficulté économique. Le constructeur automobile japonais Nissan, allié de Renault, prévoit de supprimer 20.000 postes lors d’une restructuration à moyen terme. L’annonce sera faite la semaine prochaine selon des informations publiées par l’agence de presse Kyodo, vendredi 22 mai.

Ces réductions d’effectifs viseraient les sites européens et ceux des pays en développement. Par ce plan de restructuration, l’alliance franco-japonaise tente de relancer l’activité de Nissan, dont les bénéfices sont en baisse depuis trois ans. 

Des indices d’une fusion de certaines tâches entre Renault, Nissan et Mitsubishi, troisième entité de l’alliance, ont fuité. Les constructeurs pourraient tendre vers plus de synergies. Une zone géographique serait attribuée à l’un des membres de l’alliance pour qu’il y développe sa technologie et ainsi éviter les doublons.

Renault pourrait lui aussi annoncer des suppressions de postes. Un plan d’économies de 2 milliards d’euros sur trois ans pourrait être annoncé dans le courant de la semaine prochaine, comprenant la suppression de quatre sites historiques français.