«Corona minus»: le clip sur les gestes barrières est sorti

Vendredi 22 mai est sorti le clip participatif de la chanson Corona-minus, interprété par le chanteur pour enfant Aldebert. Plus de 3000 vidéos de particuliers ont été envoyées.

«Nom d’un petit pangolin, je sais pas ce qui me retient, d’envoyer sur Vénus, ce satané virus». Ces mots vous disent quelque chose? Ce n’est étonnant si vous êtes entourés d’enfants. Dès sa sortie le 10 mai dernier sur Youtube, cette chanson a eu un succès immédiat auprès des plus petits: plus d’1,5 million de vues en seulement deux semaines.

Un succès viral qui se voit aujourd’hui couronné par un clip participatif auxquels plus de 3000 familles ont participé : «Quand on a lancé l’idée de ce clip participatif, avec en gros une semaine pour le faire, on s’est dit qu’on n’aurait peut-être pas assez de matière, mais on a reçu plus de 3.000 vidéos et on aurait pu faire 200 clips», se réjouit-il auprès de l’AFP.

 

La vidéo reprend les bases des gestes barrières à adopter : tousser dans son coude, se moucher dans un mouchoir unique, respecter un mètre de distance à la récréation. «Ce qui était difficile était de faire une chanson avec des phrases toutes faites, comme avec les gestes barrières  que je me devais de citer dans la chanson. Il y a un côté clinique et froid», explique-t-il sur France Info Junior.

Tarte au chocolat

Pendant deux mois de confinement, le chanteur Albert a cherché une manière personnelle de «s’engager dans ce combat» contre le virus, poursuit-t-il sur la chaîne de radio. L’idée lui est finalement venue alors qu’il faisait un gâteau au chocolat avec sa femme et ses enfants. Il se met à fredonner ce qui deviendra le refrain, «nom d’un petit pangolin», avant que le reste de la chanson ne soit composée.

L’enregistrement a été fait à domicile dans le «petit studio» du chanteur. Les deux arrangeurs son avec qui il travaille ont ensuite pris le relais depuis chez eux avec un matériel d’enregistrement plus complet.

La chanson sera diffusée sur toutes les antennes de France Télévisions. Les revenus et droits d’auteur seront, quant à eux, reversés à l’association Emmaüs Connect. Le ministère de l’Education nationale et de la jeunesse, le ministère de la Culture et Sony Music sont également partenaires du projet.