Les grands chefs ne veulent pas remettre le couvert trop vite

Dans une lettre ouverte transmise à l’AFP, une soixantaine de chefs s’inquiètent d’une réouverture trop rapide des restaurants, à l’arrêt depuis la mi-mars.

«Il ne faut pas se précipiter, rouvrir ‘trop tôt, trop vite’ tant que le virus circule, c’est dangereux», déclarent une soixante de chefs inquiets, ce vendredi 22 mai, dans une lettre ouverte adressée à l’AFP. «Nous devons avoir la certitude de garantir la pleine sécurité de nos employés et de nos clients», expliquent-ils.

Le groupe réclame également «un droit de retrait» pour les restaurateurs «qui le souhaitent». «Il est compréhensible que, poussés par le manque de chiffre d’affaires et le désespoir, certains confrères puissent se sentir capables d’ouvrir de suite, malgré ce danger», ajoutent les chefs. 

Réouverture début juin en zone verte ? 

La réouverture doit, selon les signataires, être conditionnée à la mise en place d’un protocole sanitaire très strict «avec des infrastructures adaptées et du personnel bien formé». Les dispositions à adopter en cas de contamination d’un salarié sont encore floues.

Les restaurateurs appellent à «la solidarité des compagnies d’assurances, des bailleurs, des banques», et souhaitent un abaissement de la TVA à 5,5% ainsi qu’une prolongation du chômage partiel jusqu’à la fin de l’année.

Dans les départements classés en zone verte, les restaurants devraient reprendre leur activité «début juin», selon Roland Héguy, président de l’Umih, principal syndicat de l’hôtellerie-restauration. La date du 2 juin est discutée actuellement par le gouvernement et les représentants des restaurateurs. Chez le voisin italien, ils ont rouvert depuis lundi 18 mai.