Masques : le « feuilleton de l’incompétence »

Elément incontournable du déconfinement et sujet de tensions politiques, les masques auraient pu voir leur prix augmenter, dès ce samedi 23 mai. Mais le gouvernement vient d'acter le maintien de leur tarif à 95 centimes d'euros. 

De 9 centimes avant la crise, à 60 centimes en grandes surfaces et 95 centimes en pharmacie… Blanc ivoire ou bleu ciel, le masque chirurgical a vu son prix varier de manière élastique avec la pandémie de COVID-19. Ce samedi 23 mai, son tarif de vente risquait de repartir à la hausse. La raison : la fin du décret du 2 mai qui encadrait sa commercialisation et l’inaction du gouvernement pour renouveler sa durée.

A l’Assemblée nationale, les députés alertaient le gouvernement sur l’échéance du décret et donc la fin de l’encadrement des prix des masques. Valérie Rabault, présidente du groupe Socialistes et apparentés, s’insurgeait de ce « feuilleton de l’incompétence » gouvernementale. Sur Twitter, elle dénonçait en particulier l’hypocrisie d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État à l’Économie, qui refusait lors de l’assemblée générale du mardi 19 mai de répondre au socialiste Boris Vallaud sur cette question. Cette dernière renvoyant la balle aux députés d’un simple : « En même temps, il fallait poser la question ».

Sur Twitter, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. a annoncé ce vendredi 22 mai au matin, que la période d’application du décret allait être allongée. Publiée au Journal Officiel dans la foulée, la mesure est donc en vigueur jusqu’au 10 juillet. 

Un soulagement pour les consommateurs, inquiets d’une nouvelle hausse tarifaire. Obligatoires dans les transports en commun, parfois dans certains magasins et « recommandés » pour les plus fragiles, les masques étaient devenus financièrement inaccessible pour les citoyens les plus modestes  Le magazine 60 millions de consommateurs notait même une évolution de « plus de 500 % d’inflation », en lien avec la pandémie de COVID-19.