Un appel à des débrayages dans un abattoir Charal pour une «prime Covid»

La CGT a appelé, vendredi 22 mai, les salariés de l’abattoir de Cholet (Maine-et-Loire) à des débrayages pour réclamer une «prime Covid».

La proposition de versement d’une prime de 15 euros/jour aux salariés de l’abattoir Charal de Cholet, pour une période allant du début du confinement au 12 avril, a été rejetée par les syndicats. 

En désaccord avec la direction sur le sujet, la CGT appelle les salariés à débrayer deux heures, en début d’après-midi et en fin de journée, pour obtenir une «prime Covid» étalée jusqu’au 11 mai.

 «L’appel au débrayage, c’est par rapport à une petite primette que la direction générale veut nous attribuer pour le travail pendant la période du Covid», a expliqué Yannick Battistella, délégué CGT. 

«600 euros par salarié» attendus 

«On est trois sites en France du groupe Bigard, à avoir eu une forte activité depuis le début du confinement, on a eu des heures à gogo, des commandes», a précisé le syndicaliste. Et d’ajouter que l’attribution d’une prime jusqu’au 11 mai ferait « en moyenne 600 euros par salarié, c’est convenable ».

Contactée par l’AFP, la direction de Charal, dont le siège est à Cholet, n’était pas joignable dans l’immédiat. Le site de Cholet emploie quelque 1 000 salariés.