Agressions sexuelles : le rappeur Moha la Squale visé par une enquête

Trois femmes accusent le rappeur Moha la Squale de violences, séquestration et d'agressions sexuelles. Elles ont porté plainte ce lundi 7 septembre 2020. Une enquête a été ouverte.

Les réseaux sociaux s’en émeuvent depuis le week-end dernier. Le rappeur Moha la Squale est accusé de violences, séquestration et agressions sexuelles par plusieurs femmes qui ont pris la parole dimanche sur les réseaux sociaux.

Selon les informations de nos confrères du Point, trois d’entre elles, âgées de 23 à 28 ans, ont porté plainte contre le rappeur à Paris, lundi 7 septembre 2020. Une enquête pour « violences volontaires », « menaces de mort » et « agressions sexuelles » a été ouverte par le Parquet de Paris et confiée à la police judiciaire.

http://twitter.com/Rapmediadivers/status/1303066690566139904

Il m’a séquestré, il a essayé de m’étrangler, de m’étouffer, j’étais limite défigurée. Je crachais du sang, je saignais du nez, je ne pouvais pas partir…”, témoigne Angelina, dernière petite amie en date du rappeur.

Une autre femme, Lina, a déclaré avoir subi des menaces et des insultes tout en étant séquestrée par Moha la Squale pendant deux heures, comme elle l’explique dans la vidéo ci-dessus.

https://twitter.com/ftwrsarah/status/1302387714340401159

La première jeune femme a avoir appelé au boycott de l’artiste sur les réseaux sociaux a décrit Moha la Squale comme l’un de ces “rappeurs violeurs”, auteur de “sons de love (d’amour)” mais “qui séquestrent (…) et frappent des meufs (filles)”.

Sa story publiée sur Instagram a été largement relayée. Parmi les partages, on retrouve celui de la mannequin Léna Simmone suivie par 329 milliers de followers.

Le rappeur de 25 ans avait été placé en garde à vue le 18  juin dernier pour “outrages” et “rébellion” dans le 18e arrondissement de Paris. La scène de son arrestation avait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Il sera jugé pour ces faits le 18 mars 2021.