Mutilations de chevaux : le suspect relâché

L’homme avait été placé en garde à vue lundi soir pour les mutilations de deux chevaux dans la nuit du 24 au 25 août. 

Son alibi a été confirmé. Le suspect placé en garde à vue à Sens (Yonne) dans le cadre de l’enquête sur les mutilations de chevaux a été relâché ce mardi matin, selon France info.  

Âgé de 50 ans, « l’homme a nié être impliqué dans les mutilations d’un cheval et de deux poneys dans l’Yonne » dans la nuit du 24 au 25 août, rapportent nos confrères. Les gendarmes ont vérifié son alibi et ont constaté grâce au traçage de son téléphone portable que l’homme, domicilié à Nambsheim (Haut-Rhin), n’était pas dans l’Yonne au moment des faits. 

Identifié suite à la diffusion d’un portrait robot, ses antécédents avec la justice allemande pour des faits de même nature ont incité les enquêteurs à procéder à son interpellation. 

Un phénomène d’une ampleur inédite

Depuis le début de l’année 2020, 36 mutilations de chevaux ont été recensées dans plusieurs départements français, avec une intensification notable pendant l’été. Si ces actes se ressemblent, les enquêteurs n’excluent pas la piste d’une pluralité d’auteurs et « des imitateurs, des copycats [copieurs, ndlr]», comme le souligne Jacques Diacono, chef de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique auprès de la gendarmerie nationale. 

En visite lundi dans l’Oise auprès d’une éleveuse, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a appelé « les propriétaires de chevaux à ne pas se faire justice [eux]-mêmes ».