Près d’un Français sur dix au chômage à la fin 2020, selon l’INSEE

L’Institut national des statistiques a publié ce mardi matin ses prévisions pour 2020. Zoom sur le chômage, l’emploi et la croissance française. 

Le chômage risque d’exploser à la fin de l’année. Près d’un dixième de la population active serait au chômage à la fin 2020, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les prévisions de l’INSEE établissent ce mardi matin le taux de chômage à 9,5% à la fin de l’année, soit 2,4 points de plus qu’à la mi-2020. 

Ces chiffres reposent sur la définition du Bureau International du Travail (BIT) qui définit le chômeur comme « une personne de 15 ans ou plus, n’ayant pas eu d’activité rémunérée lors d’une semaine de référence, disponible pour occuper un emploi dans les 15 jours et qui a recherché activement un emploi dans le mois précédent (ou en a trouvé un commençant dans moins de trois mois). »

Pôle Emploi n’utilisant pas les mêmes critères, les chiffres présentés mensuellement par la DARES pourront différer de ces prévisions. 

L’emploi se stabilise

Autour du chômage gravite aussi la problématique de l’emploi. Dans la plupart des secteurs, l’offre s’est stabilisée. L’emploi salarié « serait quasiment stable au second semestre », selon le point de conjoncture de l’INSEE, après une baisse de 715.000 emplois au premier semestre. L’aviation, le tourisme et l’événementiel restent toutefois très impactés. Face à la persistance de cette épidémie économique, ces secteurs bénéficient encore du dispositif de chômage partiel déployé en urgence au printemps. 

Des perspectives économiques incertaines

L’économie française restera quant à elle très touchée par les conséquences de la crise sanitaire et du confinement de la population de mars à avril. Selon les prévisions de l’INSEE, la croissance française connaîtrait un recul de 9% à la fin 2020. Les premiers mois du déconfinement ont été propices à un fort rebond du PIB, avec une croissance en hausse de 17% qui s’explique par la chute abyssale enregistrée au plus fort de l’épidémie. En août l’activité du pays avait retrouvé 95% de son taux d’avant crise. Mais l’évolution incertaine des conditions sanitaires et du virus invitent l’INSEE à « tempérer » ces prévisions.