Qui sont les cinq candidats à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée ?

Cinq députés se présentent ce mercredi pour l'élection à la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Tour d'horizon des concurrents.

Les marcheurs passent aux urnes ce mercredi. Les députés de La République en Marche (LREM) élisent leur nouveau président de groupe à l’Assemblée nationale. Il devront départager cinq candidats, qui prétendent au poste après la démission de Gilles Le Gendre. Les 279 députés marcheurs réunis à Amiens (Somme) sont invités à voter par voie électronique, ce mercredi après-midi entre 14h et 18h. Les deux candidats retenus pour le second tour seront annoncés le soir même, avant un second vote jeudi dans la matinée.

Cette élection attendue se tient dans un contexte particulier pour la majorité. Plusieurs défections ont atteint le camp des marcheurs ces derniers mois, débouchant notamment sur la création de deux nouveaux groupes parlementaires, Ecologie Démocratie Solidarité et Agir Ensemble. Derniers départs en date en début de semaine : trois nouveaux élus ont rallié le MoDem.

  • Aurore Bergé
Aurore Bergé, député des Yvelines LREM

La député des Yvelines fait partie des favoris après une campagne jugée dynamique et offensive par les élus de la majorité. Issue de l’UMP, puis membre de l’équipe de campagne d’Alain Juppé, l’élue a rejoint la Macronie en 2017, avant l’élection d’Emmanuel Macron. À l’Assemblée nationale depuis 2017, elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation et également porte-parole de La République en marche, chargée de la « riposte ».

La benjamine des prétendants au poste milite pour plus d’autonomie par rapport au gouvernement. « Le groupe doit être loyal au Président parce que nous tirons notre légitimité de son élection. Cette loyauté n’est donc pas négociable. En revanche, le gouvernement tire sa légitimité du soutien de sa majorité, et il faut que nous assumions notre indépendance et notre agenda parlementaire », a‑t-elle déclaré en août au JDD.

  • Christophe Castaner
Christophe Castaner, député LREM des Alpes-de-Haute-Provence

L’ancien ministre de l’Intérieur, remercié en juillet dernier, fait aussi figure de favori.  « Il y a des outils que nous devons mettre en place : plus de transparence, plus de débat. Plus d’exigence avec le gouvernement, aussi », a affirmé dans les colonnes du JDD celui qui compte s’appuyer sur son expérience au gouvernement.

Proche d’Emmanuel Macron, qu’il a rejoint dès la création de LREM, il est considéré par beaucoup comme le candidat du chef de l’Etat. Christophe Castaner avoue lui-même vouloir relancer le groupe, qu’il estime en panne, tout en restant fidèle à l’exécutif. Député des Alpes-de-Haute-Provence depuis 2012, il n’a jamais siégé en tant que marcheur à l’Assemblée nationale : depuis 2017, il a été secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur en octobre 2018.

  • François de Rugy
François de Rugy, ancien ministre de l’écologie

Après l’affaire des homards, qui avait provoqué son départ du gouvernement à l’été 2018, l’ancien ministre de l’écologie entend se relancer à la présidence du groupe LREM. « Notre groupe a été soumis à de rudes épreuves. La plupart des députés étaient novices quand ils ont été élus en 2017. Il leur a fallu apprendre le métier, faire face aux Gilets jaunes. Il faut se réinventer », a‑t-il lancé lors de l’annonce de sa candidature. L’ancienne figure d’Europe Ecologie les Verts a pour avantage de bien connaître les rouages de l’Hémicycle : il a été président de l’Assemblée nationale et président du groupe écologiste sans l’ancienne législature.

  • Coralie Dubost
Coralie Dubost, députée LREM de la troisième circonscription de l’Hérault

La députée de la troisième circonscription de l’Hérault est bien moins connue que ses concurrents. « Ma candidature est celle d’une femme issue de la société civile qui veut remettre la méthode En Marche ! et le projet au cœur de l’action collective (…). Cela oblige à être en prise permanente avec le réel » a‑t-elle confié dans les colonnes du Midi Libre.

Juriste de formation, elle est vice-présidente de la commission des Lois et a été vice-présidente du groupe LREM au début du quinquennat. Considérée comme outsider, certains voient dans sa candidature un simple moyen d’enrayer celle d’Aurore Bergé.

  • Patrice Anato
Patrice Anato, député LREM de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis

Le député rejoint le mouvement En Marche ! dès 2016, avant d’être élu de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis en 2017. Il est membre de la Commission des affaires économiques.