Covid-19 : AstraZeneca juge encore possible un vaccin cette année

Le groupe pharmaceutique britannique a annoncé ce mercredi l’arrêt temporaire de ses essais cliniques pour trouver un vaccin contre la Covid-19, après l’apparition d’une maladie « inexpliquée » chez un participant.

Malgré la mise sur pause des essais cliniques après une réaction chez un volontaire, le laboratoire AstraZeneca a jugé encore possible ce jeudi d’avoir un vaccin disponible d’ici la fin de l’année. « Nous pourrions encore avoir un vaccin d’ici la fin de l’année, début d’année prochaine », a déclaré le directeur général du groupe Pascal Soriot, au cours d’une conférence en ligne et selon des propos confirmés par un porte-parole du groupe. L’arrêt temporaire de l’essai et l’enquête qui s’en suit font partie « de la procédure de routine d’un essai vaccinal, qui doit être menée à chaque fois qu’une maladie potentiellement liée au vaccin apparaît » selon la firme.

Où en étaient les essais ? 

Le vaccin, développé par AstraZeneca conjointement avec l’université britannique Oxford, est l’un des projets occidentaux les plus avancés. Elaboré à partir d’un rhume de chimpanzé similaire au Sars-CoV‑2, l’objectif est de susciter une réponse immunitaire chez l’Homme. Testés sur des dizaines de milliers de volontaires dans différents pays du monde, le « candidat-vaccin » était en phase 3 des essais pour vérifier la sécurité et l’efficacité. Pour cela, des essais à grande échelle sont pratiqués sur des milliers de personnes, 30 000 pour AstraZeneca, ce qui permet ensuite aux scientifiques de tester la résistance au virus des personnes vaccinées. L’intérêt d’un test grandeur XXL est de révéler les effets secondaires rares comme constaté chez un des patients du laboratoire.

La course contre-la-montre continue

Parmi les neuf signataires, seulement trois sont parvenus jusqu’à cette étape cruciale : Moderna, Pfizer et AstraZeneca. Le patron de Pfizer a estimé pouvoir présenter des résultats dès octobre tandis que Moderna table sur la fin de l’année. Preuve qu’il s’agit d’une course à celui qui trouvera le vaccin en premier, les autorités fédérales américaines ont sobrement baptisé le plan pour trouver un vaccin « opération à la vitesse de l’éclair ». Côté français, l’Institut Pasteur vient d’engager la phase 1 de son vaccin basé sur le virus de la rougeole et en juillet, l’Inserm a lancé une plateforme d’évaluation pour trouver des candidats aux futurs vaccins.