Incendie de camps de migrants à Lesbos : dix pays de l’UE vont prendre en charge 400 mineurs

Le camp de migrants de Moria a été détruit par des incendies survenus en début de semaine, laissant près de 12 700 personnes sans abri, dont 4 000 enfants. 

Du camp de migrants surpeuplé et sordide de Moria, communément surnommé « la jungle », il ne reste quasiment rien. Situé sur l’île grecque de Lesbos, le lieu a été ravagé en début de semaine par des incendies, laissant plus de 12 000 personnes sans abri, dont 4 000 enfants.

En Grèce, près d’un millier de migrants sans abri ont manifesté cet après-midi à Lesbos en scandant « Azadi » ( « Liberté » en person ndlr) et « Germany ». Ils réclament leur départ de l’île pour être pris en charge dans un pays d’accueil. Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif anti-émeutes pour escorter les demandeurs d’asile. Deux fourgonnettes de police ont stationné près du port pour en empêcher l’accès.

Dix pays de l’Union européenne vont accueillir quelque 400 migrants mineurs non accompagnés, a annoncé ce vendredi le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer. Ces derniers ont été évacués de l’île et transférés en Grèce continentale par la Commission européenne, en vue d’une relocalisation en Europe, a expliqué le vice-président de la Commission Margaritis Schinas, qui s’est rendu sur place jeudi. 

L’accueil de l’Union Européenne

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé ce jeudi le lancement d’une initiative franco-allemande pour accueillir dans l’UE des migrants mineurs. « L’Allemagne et la France vont y participer, j’espère aussi d’autres États membres », a‑elle déclaré. Emmanuel Macron a précisé que Paris était en train de se coordonner avec Berlin pour assurer l’accueil de ces réfugiés. Dans la foulée, les Pays-Bas ont proposé d’accueillir une centaine de migrants, pour moitié mineurs, parmi les milliers qui se retrouvent sans abri.

Parmi les autres pays volontaires pour accueillir des migrants mineurs figurent la Finlande, la Belgique, le Luxembourg, la Slovénie, la Croatie, le Portugal mais aussi, en dehors de l’UE, la Suisse. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a annoncé à la chaîne RTS que la Suisse envisageait d’accueillir une vingtaine de migrants.