Un millier de chasseurs en colère manifestent dans la ville de Jean Castex

Ils sont venus défendre la chasse traditionnelle, notamment l'utilisation de la glu pour attraper les grives, pratique interdite par le président de la République au mois d'août dernier.

« Ne tirez pas sur la chasse » ou encore « La chasse, ni un sport, ni un loisir, c’est un mode de vie, une liberté de conscience », peut-on lire sur les banderoles du millier de manifestants présents ce samedi à Prades (Pyrénées-Orientales), ancienne ville du Premier ministre Jean Castex.

Sur un fond musical de cors de chasse, les manifestants sont venus dénoncer l’interdiction fin août par Emmanuel Macron de la chasse à la glu. Un changement qui n’est pas du goût de tous, notamment d’Éric Camoin, président de l’association des chasseurs à la glu : « Jean Castex n’a pas tenu sa parole, tout comme le président de la République », déclare-t-il à l’AFP. Pour lui, un accord « avait été conclu avec Castex début août pour maintenir le quota de 22.000 oiseaux à attraper par les glueurs ».

En France, 5500 chasseurs dans cinq départements du Sud-Est utilisaient cette technique règlementée par la loi pour attraper les oiseaux comme les grives ou les merles. Mais depuis fin août, elle est illégale sur ordre du président de la République, lui-même obéissant à une injonction de la Commission européenne. Cette dernière a donné trois mois à la France, dernier pays à pratiquer cette technique de chasse, pour rectifier le tir et mettre fin à cette méthode dénoncée par les écologistes et les défenseurs des oiseaux.