Coronavirus : plusieurs pays reconfinent face à la résurgence des cas

D'Israël à la Chine en passant par le Royaume-Uni, les tours de vis sanitaires se multiplient dans le monde, en raison de la progression de l'épidémie de Covid-19. L'objectif : éviter un reconfinement total qui pourrait avoir des conséquences économiques désastreuses.

Mise sous cloche dans certains pays. Alors que la pandémie de coronavirus, qui a déjà causé la mort de plus de 925 000 personnes selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), continue de se répandre dans le monde, plusieurs pays ont annoncé des reconfinements. Un nouveau record a même été enregistré dimanche avec près de 308 000 cas confirmés de coronavirus en un seul jour. Tour d’horizon des mesures les plus strictes.

  • En Israël, un reconfinement généralisé de trois semaines 

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé dimanche 13 septembre un nouveau confinement national d’au moins trois semaines. Il doit débuter ce vendredi, jour de l’an juif, et s’étendre jusqu’au 9 octobre environ, pendant une période de fêtes propice aux rassemblements des familles. Un couvre-feu dans une quarantaine de villes du pays avait déjà été décrété quelques jours plus tôt. Les écoles, les restaurants, les centres commerciaux et les hôtels demeureront fermés, les prières seront limitées à dix personnes dans les lieux fermés.

Une annonce vivement critiquée par une partie de la population, qui manifeste depuis quelques semaines contre la gestion de la crise sanitaire par la gouvernement, et le chef de l’opposition Yaïr Lapid qui considère que le gouvernement « a complètement échoué » dans un entretien à l’AFP. Israël est le deuxième pays le plus touché au monde, en termes de cas de Covid-19, au cours des deux dernières semaines, après Bahreïn selon les données collectées par l’AFP. 

  • En Indonésie et en Chine, des reconfinements partiels 

Depuis lundi 14 septembre, les dix millions d’habitants de la capitale indonésienne Jakarta font face à un reconfinement partiel, après un assouplissement des mesures en juin et une nouvelle flambée des cas de Covid-19 dans la ville. Cette décision, en vigueur pendant deux semaines, vise en partie à éviter un écroulement du système de santé, touché de plein fouet par la crise. Les écoles ont baissé le rideau, tout comme les attractions touristiques. Les restaurants se limitent à de la vente à emporter. L’Indonésie reste le pays le plus durement frappé par le coronavirus en Asie du Sud-Est, avec plus de 220 000 cas. 

En Chine, une ville entière a été reconfinée ce mardi, quelques jours après que le président Xi Jinping a annoncé lors d’une cérémonie en grande pompe, au Palais du Peuple de Pékin, que la bataille du Covid-19 était gagnée. Située à la frontière avec la Birmanie, et peuplée de 210 000 personnes, la commune de Ruili a prié ses habitants de rester chez eux. Tous les commerces resteront fermés, à l’exception de ceux de première nécessité. Les entrées et les sorties de la ville sont désormais interdites.

  • Durcissement des mesures dans plusieurs pays

S’ils veulent éviter à tout prix des reconfinements, la France, le Royaume-Uni et le Canada ont renforcé les mesures en place face à la résurgence des cas de coronavirus.

En France, les préfectures de Gironde et des Bouches-du-Rhône, où la diffusion du virus est la plus importante, ont annoncé hier un abaissement de la jauge à 1 000 personnes pour les événements publics, des restrictions des visites dans les Ehpad ou l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans les parcs, sur les plages ou les quais. Les Journées du patrimoine, prévues ce week-end, ont également été annulées. 

Au Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a appelé lundi à la plus grande vigilance, déclarant lors d’un point presse à Ottawa que la situation « devrait inquiéter tout le monde » après plus de 1 300 nouveaux cas enregistrés au cours du dernier week-end. Le refus du port du masque dans les espaces publics clos est sanctionné depuis samedi au Québec, une première pour une province du pays. 

Au Royaume-Uni, à Birmingham, deuxième ville la plus peuplée derrière Londres, les rencontres entre amis et familles sont désormais interdites.