Avec la pandémie, les touristes étrangers ont déserté la France

De janvier à fin juillet 2020 en France, les recettes touristiques internationales ont plongé de 49,4% à cause de la pandémie.

Les touristes américains, japonais, chinois, russes, britanniques qui, d’ordinaire, se pressent dans les villes françaises l’été, sont aux abonnés absents. Les rues parisiennes, bordelaises, ou encore lyonnaises se sont vidées de leurs touristes étrangers en cette année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19.

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, a présenté ce mercredi 16 septembre un bilan sur les recettes touristiques internationales en Conseil des ministres. La chute s’élève à 49,4% de janvier à fin juillet 2020 en France. Selon les premières estimations de la Banque de France, ces recettes internationales se sont ainsi élevées « à 16,7 milliards d’euros contre 33,1 milliards d’euros » sur la même période en 2019, a détaillé le document présenté par le secrétaire d’Etat.

Restrictions à géométrie variable

L’espoir de revoir ces touristes étrangers en cette rentrée est faible. Si voyager en provenance des pays de l’Union Européenne est autorisé sans restrictions, le retour de France impose souvent un test, voire une quarantaine. C’est le cas des touristes revenant de l’Hexagone au Royaume-Uni. Depuis la mi-août, une quatorzaine leur est imposée. En Allemagne, si les voyageurs ont passé du temps dans une zone classée « à risque » jusqu’à quatorze jours avant leur retour, ils doivent fournir la preuve d’avoir été testés négatif ou se faire tester dans les quatorze jours suivant. A titre d’exemple, l’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur sont actuellement classés « à risque » par le ministère fédéral de la Santé outre-Rhin.

Les voyageurs venant de pays extérieurs à l’UE, comme les États-Unis ou la Chine, sont, quant à eux, encouragés à subir un test PCR négatif avant leur arrivée en France. Si tel n’est pas le cas, ils devront passer une partie de leurs vacances en quarantaine. Deux semaines, à un endroit de leur choix.

Photo : Les recettes touristiques mondiales ont chuté de près de 50% de janvier à fin juillet 2020, en France. / DR