Salaires, « prime Covid » : dans le Sud-Ouest, les employés des laboratoires Biofusion poursuivent leur grève

Les salariés de Biofusion du Tarn-et-Garonne, du Lot et de Haute-Garonne comptaient poursuivre leur grève, jeudi, pour le troisième jour consécutif. La direction s'est dite prête à revaloriser le montant de la prime Covid mais les salariés réclament également une hausse des salaires.

Mobilisés pour les salaires et des embauches, les salariés des laboratoires Biofusion ont remporté une première victoire mais continuent leur combat. Leur grève devait se poursuivre, jeudi 17 septembre, au lendemain de l’annonce par la direction d’une revalorisation du montant de la « prime Covid » autour de 1.000 euros brut, contre 250 euros initialement. Une annonce qui faisait suite à une journée de mobilisation inédite, mardi, lors de laquelle les salariés en grève du laboratoire dans le Tarn-et-Garonne, le Lot et la Haute-Garonne s’étaient rassemblés devant le siège social de Montauban (Tarn-et-Garonne).

« Nous souhaitons que cette prime soit distribuée sans condition et pour tous au même niveau », a affirmé mercredi Stéphanie Stylianos, la représentante de Force Ouvrière 82, à La Dépêche. Les grévistes ont vu dans la décision de la direction un premier pas mais l’estiment encore insuffisant. Ils réclament une revalorisation des salaires de 10%, « notre principale revendication », souligne Catherine Bellenoue, infirmière et représentante CFDT, auprès du quotidien régional. Ils demandent également une amélioration de leurs conditions de travail à travers l’embauche de personnels. De son côté, la direction s’affirme ouverte à la discussion et souhaite toujours que ses employés reprennent le travail.

Les laboratoires des trois départements du Tarn-et-Garonne, du Lot et de Haute-Garonne sont restés fermés ce mercredi. Seul le drive Pont de Chaume à Montauban, pour lequel des grévistes ont été réquisitionnés, a été rouvert au public désireux de se faire tester pour le virus Covid-19, rapporte La Dépêche.