Scolarité : 81 établissements fermés à cause du Covid-19

À ce jour, 81 écoles, collèges et lycées ont dû fermer leurs portes pour cause de cas confirmés de Covid-19. Et de nouvelles suspensions des cours en présentiel sont annoncées chaque jour par des établissements d’enseignement supérieur.

0,13%. C’est la proportion d’écoles, collèges et lycées fermés ce mercredi dans l’éducation nationale en raison de la détection de cas de Covid-19. Plus précisément, sur les « quelque 60 000 établissements scolaires du pays », 81 n’accueillent plus d’élèves, a indiqué sur LCI le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. À ce bilan, il faut ajouter la fermeture d’un peu plus de 2 100 classes.

La hausse est significative puisqu’il y a encore une semaine, le ministère dénombrait 28 établissements et 262 classes fermés à cause de l’épidémie. « Ce sont des chiffres qui restent quand même très limités, a relativisé le ministre. Quand vous avez 0,13%, c’est quand même une rentrée qui est bonne (…) la meilleure possible eu égard à la crise sanitaire. »

Jean-Michel Blanquer a précisé qu’« à peu près 1 200 nouveaux cas de Covid d’élèves par rapport à la semaine précédente » s’étaient déclarés. Dans le protocole à suivre en cas « de suspicion ou de confirmation de cas Covid-19 dans une école, un collège ou un lycée » détaillé sur son site, le ministère préconise une « fermeture du niveau (…) à partir de trois cas confirmés dans des classes différentes d’un même niveau » et une « fermeture de l’école ou de l’établissement (…) à partir de trois cas confirmés dans des classes et niveaux différents ». « Dans cette hypothèse, les élèves bénéficieront de la continuité pédagogique à l’école », y est-t-il spécifié.

Nantes, Toulouse, Lille, Marseille… contaminations dans les universités

Côté enseignement supérieur, la ministre Frédérique Vidal regrettait lundi 16 septembre qu’« alors même que certains établissements (…) n’ont pas encore fait leur rentrée, déjà plus d’une dizaine d’entre eux sont confrontés à une circulation très active du virus en leur sein. » Selon la liste fournie par le syndicat étudiant Unef à l’AFP, ce sont treize établissements qui étaient visés : « Sciences Po Reims, l’Ecole des mines de Nancy, l’Ecole centrale à Lyon, l’ICAM à Toulouse, l’université de Nantes en 2e et 3e année de médecine, Sciences Po Lille, l’université catholique de Lille, l’IAE de Marseille, l’université d’Amiens, l’université Rennes I, l’université de Nice, de Poitiers et de Bordeaux ».

Lundi toujours, le ministère de l’Enseignement supérieur assurait disposer de données confirmant « que la multiplication de nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés (soirée étudiante, privatisation de bars…) associés à un relâchement des consignes sanitaires notamment des gestes barrières. »

Depuis, la faculté de médecine et l’Institut d’administration des entreprises de Montpellier, la faculté de médecine de Rennes, ainsi que l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Toulouse ont annoncé eux aussi des dizaines de contaminations d’étudiants. Dans tous les établissements concernés, les cours sont désormais suspendus ou dispensés à distance.