Le Nord et le Pas-de-Calais classés en « zones rouges » par la Belgique

Ce vendredi, à partir de 16 heures, les déplacements non-essentiels entre la Belgique et le Nord de la France seront interdits, suite à une décision du gouvernement belge. Au total, une quarantaine d'autres départements sont désormais concernés.

Les Nordistes qui comptaient passer un week-end en Belgique devront remettre leur projet à plus tard. Après une décision des autorités belges, tombée mercredi, le Nord et le Pas-de-Calais ont été classés en « zones rouges », en raison de la progression de l’épidémie de Covid-19 en France.

Ce vendredi, à partir de 16 heures, les déplacements transfrontaliers non-indispensables ne seront plus autorisés, du Nord de la France vers la Belgique, et inversement, dans un but de réduction des risques de contamination.

« Les voyages touristiques seront interdits »

Interrogé sur RTL hier soir, le ministre belge des Affaires Étrangères, Philippe Goffin, a expliqué que « les voyages touristiques seront interdits ». Pour ce qui est du travail, des études, d’une visite médicale, d’un impératif familial ou d’un achat de proximité, le passage d’un pays à l’autre restera autorisé.

Plus de 40 départements français concernés

« La mesure est difficile à prendre », a reconnu le ministre. « Mais il ne s’agit pas d’une fermeture de frontières. C’est un appel au civisme, au respect des règles, pour faire en sorte que le virus, assez présent de l’autre côté de la frontière, ne se propage pas trop vite chez nous ».

Le même jour, une quinzaine d’autres départements seront également placés en zones rouges par le pays : l’Aveyron, le Gers, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, l’Isère, la Loire, le Maine-et-Loire, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, la Sarthe, la Seine-Maritime, le Tarn-et-Garonne et la Vienne. Au total, plus de 40 départements, dont Paris, feront également l’objet de ces restrictions.

Comme le rappelle La Voix du Nord, un déplacement essentiel ne devra pas excéder 48 heures « pour éviter une quarantaine et un test » et les contrevenants s’exposeront à « de lourdes peines et/ou amendes : emprisonnement de huit jours à trois mois et amende de 26 à 500 euros ».

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