Protocole assoupli dans les écoles, nouveaux centres de tests : les annonces d’Olivier Véran

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est livré à plusieurs annonces sur la lutte contre l’épidémie de Covid-19 lors d’une conférence de presse tenue en fin d’après-midi, ce jeudi 17 septembre. Il fera désormais ce point chaque semaine pour relayer les mesures prises pour faire face à la crise sanitaire, dans un contexte de reprise de la circulation du virus. «Il faut qu’on fasse très gaffe», a rappelé le ministre plus tard dans la soirée, lors de son apparition au journal de 20H de France 2.

Voici les principales annonces faites par le ministre lors de son intervention :

  • Une « accélération de la circulation du virus » qui implique des réponses « territorialisées »

« L’épidémie est à nouveau très active dans notre pays. Tous les indicateurs montrent une progression de l’épidémie », alerte Olivier Véran en citant le taux de reproduction du virus, le taux de positivité des tests mais surtout le taux d’incidence. Ce dernier était de 83 cas pour 10 000 habitants mercredi soir, contre 40 à la fin du mois d’août et 10 à la fin juillet.

Le ministre ajoute qu’il y avait désormais « 53 départements classés en zone de circulation active du virus », avec des « différences significatives » dans la reprise de l’épidémie selon les régions. Les mesures à venir seront donc décidées au niveau local, comme l’avait annoncé Jean Castex lors de son intervention du 11 septembre. À Marseille (Bouches-du-Rhône) et en Guadeloupe, « si la situation ne s’améliore pas », il faudra prendre des mesures « encore plus fortes » dès la semaine prochaine, parmi lesquelles la « fermeture possible des bars » et « l’interdiction des rassemblements publics ». À Lyon (Rhône) et Nice (Alpes-Maritimes), des mesures spécifiques devront être proposées « d’ici samedi ». Le ministre rappelle que l’on observe dans ces deux villes un « taux d’incidence très élevé » avec un « impact fort chez les plus de 65 ans ». Enfin, à Lille (Nord), Toulouse (Haute-Garonne), Rennes (Ille-et-Vilaine), Dijon (Côte‑d’Or) et Paris, malgré un taux d’incidence « élevé », le seuil critique n’est « pas encore atteint ». Le ministre fait valoir que le gouvernement sera « extrêmement attentif » à l’évolution de la situation.

  • Un protocole sanitaire assoupli dans les écoles et les crèches

Le protocole sanitaire mis en en place dans les écoles et les crèches va pouvoir être assoupli. Selon Olivier Véran, les autorités sanitaires observent en effet « peu de propagations d’enfant à enfant ». Ce sera au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de détailler cet assouplissement.

Si le ministre de la Santé annonce qu’un enfant contaminé devra s’isoler sept jours, il explique également que les camarades d’un enfant positif pourront retourner à l’école, sauf en cas de « chaîne de transmission manifeste » avec plusieurs contaminations au sein d’une même classe. « Il n’y pas lieu de renvoyer les élèves chez eux à la première alerte » : face à la multiplication de cas d’enfants renvoyés chez eux pour des symptômes du Covid-19, Olivier Véran appelle à envoyer son enfant en classe si celui-ci présente les symptômes d’un rhume, sans fièvre. « En cas de doute, on appelle le médecin mais on scolarise son enfant », tranche-t-il.

Les professionnels des crèches, qui devaient jusqu’à présent porter le masque uniquement en présence des parents, devront désormais le porter aussi avec les enfants. Le ministre indique vouloir limiter par cette mesure les contaminations d’adulte à enfant.

  • De nouveaux centres de tests

Avec 1,2 million de tests réalisés cette semaine, les centres de dépistage du Covid-19 sont saturés dans certaines grandes villes de France. « Il y a des embouteillages », concède Olivier Véran, qui annonce la mise en place d’une vingtaine de nouveaux lieux de dépistage. Mais il est nécessaire de « donner la priorité aux prioritaires », souligne le ministre, qui ajoute que des tests antigéniques à lecture plus rapide vont être mis en place en Île-de-France. L’exécutif attend par ailleurs de « façon imminente » l’avis de la Haute autorité de santé sur les tests salivaires.