Une plainte déposée contre Jean Castex pour sa gestion de l’épidémie

Une plainte du Collectif Victimes Coronavirus France va être déposé aujourd'hui contre le Premier ministre Jean Castex, devant la Cour de justice de la République (CJR), pour son absence de « stratégie de lutte contre l’épidémie ».

Le gouvernement une nouvelle fois mis en cause sur sa gestion de la crise sanitaire. Le Collectif Victimes Coronavirus France, réunissant des anciens malades, va déposer dans la journée une plainte contre le Premier ministre Jean Castex, devant la Cour de justice de la République (CJR), selon une information du Parisien confirmée par l’avocat du collectif.

Le groupe, qui rassemble 200 personnes, reproche au gouvernement de continuer de « naviguer à vue » et de « culpabiliser les Français », alors que plus de 9 700 cas confirmés de coronavirus ont été enregistrés dans le pays sur les dernières 24 heures, d’après Santé publique France. 

« Nous avons un pays qui est administré, mais pas gouverné »

« Ce qui est frappant depuis qu’il est arrivé, c’est qu’on n’a aucune stratégie de lutte contre l’épidémie. Nous avons un pays qui est administré, mais pas gouverné », a souligné Me Fabrice Di Vizio, l’avocat de l’association de victimes. Parmi les arguments : l’absence de tests de dépistage dans les aéroports en juillet ou la lenteur à mettre en place des tests salivaires.

Au moins 90 plaintes déposées contre des ministres 

Ce n’est pas la première fois qu’une plainte cible un membre du gouvernement dans l’exercice de ses fonctions. Depuis le début de l’épidémie, au moins 90 ont été déposées contre des ministres, d’après l’AFP. Neuf à l’encontre de l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de la Santé Olivier Véran et sa prédécesseure Agnès Buzyn, avaient été jugées recevables. Une information judiciaire pour « abstention de combattre un sinistre » avait été ouverte contre eux le 7 juillet. 

Après avoir reçu des plaintes contre des responsables de l’administration, le parquet de Paris a également ouvert une enquête préliminaire le 9 juin, pour « homicides involontaires » ou « mise en danger de la vie d’autrui ».

Depuis mars, l’épidémie de coronavirus a fait plus de 31 000 morts en France.

Photo : Capture d’écran YouTube Assemblée Nationale