Le gouvernement britannique «prêt» à un nouveau confinement

Le pays européen le plus touché par le coronavirus envisage la possibilité d'un nouveau confinement national. Une perspective que le gouvernement britannique espère empêcher par la multiplication des restrictions locales.

Article actualisé à 20h50.

« Nous sommes prêts à faire ce qu’il faudra pour protéger des vies. » Ce vendredi 18 septembre, devant un parterre de journalistes, le ministre de la santé britannique Matt Hancock a confirmé que son gouvernement n’excluait pas l’hypothèse d’un nouveau confinement. Une « dernière ligne de défense » pour l’exécutif, qui cherche à éviter une telle mesure.

Matt Hancock a expliqué sur la BBC que le gouvernement « veut éviter un confinement national mais nous sommes prêts à le faire si nécessaire », soulignant qu’il pourrait recourir à de nouvelles restrictions locales. Au total, dix millions de personnes vivent déjà dans des zones touchées par des restrictions. Plus tard dans la journée, le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé que l’arrivée d’une « deuxième vague » ne fait « aucun doute », lors d’une visite dans un chantier en construction d’un centre de vaccins près d’Oxford.

« Le nombre de patients hospitalisés infectés par le coronavirus double tous les huit jours » — Matt Hancock

Depuis vendredi, dans certaines villes du nord-est du pays, les rencontres entre personnes de différents foyers sont formellement interdites, et un couvre-feu de 22 heures à 5 heures est imposé aux lieux de divertissement. À Londres, c’est le traditionnel feu d’artifice du Nouvel An qui vient d’être annulé par le maire de la ville, Sadiq Khan.

La Grande-Bretagne est la nation la plus durement touchée en Europe. Depuis le début de la pandémie, elle déplore 42.000 morts et connaît, comme plusieurs de ses voisins, une nouvelle poussée du virus. « Le nombre de patients hospitalisés infectés par le coronavirus double tous les huit jours », a informé Matt Hancock, actuellement critiqué sur le déséquilibre entre la demande et l’offre de tests.

Photo : Le ministre de la santé britannique au Parlement, jeudi 17 septembre / capture d’écran BBC